Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 17:03

 

Les tests sur l'intoxication mercurielle : sont-ils utiles ?

 

Dans notre contexte de flambée des maladies dégénératives, l'intoxication mercurielle apparaît de plus en plus spontanément dans les esprits comme l'origine probable d'une pathologie. Mais lorsqu'on constate que la médecine d'État ne nous accompagnera pas dans cette logique-là, on se sent très seul face à cette problématique. Dans la panique, on ne voit que la solution d'imiter les professionnels, en faisant le projet d'effectuer des analyses de sang ou d'urine pour savoir si l'on a du mercure dans le corps. C'est alors que l'on découvre la jungle des médecines alternatives, qui proposent toutes sortes d'analyses à tous les prix, dont on ne connaît pas le degré de fiabilité. Ici l'on se croit dans une impasse, parce qu'on voit l'imitation du médecin comme la seule attitude pertinente face à la maladie. Mais la solution est ailleurs et vous serez surpris de découvrir son incroyable simplicité.

L'intoxication mercurielle est connue pour provoquer des symptômes très variables selon les personnes atteintes. C'est d'ailleurs l'argument de choc utilisé par la médecine d'État pour nier ce processus. Mais les personnes qui souffrent de cet empoisonnement présentent aussi des symptômes typiques, qui sont communs à tous et sont connus des spécialistes. Un habitué est donc en mesure de reconnaître un intoxiqué mercuriel, rien que sur la base de l'observation, qu'il effectuera dans trois domaines : l'aspect physique de la personne, ses changements de comportement depuis qu'elle est tombée malade, et la liste de ses symptômes.

 

Voyons donc ce qu'un spécialiste doit savoir pour établir un diagnostic fiable. Les indications seront données pour une personne très atteinte. Il appartiendra à chacun d'en évaluer le taux de gravité en fonction de l'intensité des troubles.

Si quelques organes sont parfois épargnés par le mercure, le système nerveux central n'y échappe jamais. La conséquence immédiate à ce phénomène, est l'accélération du vieillissement. Une personne parasitée par le mercure porte donc toujours quelques années en trop sur le visage. Sa peau est grisâtre et son expression témoigne d'une grande fatigue. Son regard a perdu de sa vigueur, il s'égare souvent dans le vide ou fixe longuement un objet. Les cheveux s'assombrissent et deviennent gras, parfois parsemés de pellicules. L'acné qui se prolonge au-delà de l'adolescence, les tics nerveux de la mâchoire et des yeux peuvent aussi provenir de cet empoisonnement, ainsi que les petits ulcères qui apparaissent sous les pieds (diamètre 5mm). L'observation des amalgames dentaires peut aussi nous renseigner. S'ils ont gardé leur couleur d'origine (gris clair), il n'y a pas érosion donc les amalgames ne sont pas toxiques. Mais s'ils ont tourné au gris foncé ou noir, c'est signe qu'il y a oxydation donc érosion. Dans ce cas, vous pouvez être certains que vous avalez du mercure au goutte à goutte en permanence.

Simultanément à ces apparitions, le comportement change soudain sans raison apparente. La personne tombe en dépression, pouvant aller jusqu'au désir de suicide. Elle fait de nombreux cauchemars, s'enferme dans ses pensées négatives et se laisse gouverner par ses névroses, nouvellement apparues. La communication avec un intoxiqué mercuriel est très difficile, car il peut se laisser emporter par des colères terribles pour la moindre contrariété et tout de suite après, s'effondrer en larmes. C'est un despote, qui veut toujours avoir raison et que vous ne convaincrez jamais de l'affection que vous lui portez. Sachant que l'intoxication mercurielle court les rues, on peut raisonnablement la percevoir comme un facteur déclenchant ou aggravant de la violence ambiante, qu'elle soit publique ou privée. Le mercure rend fou. C'est sans doute à cause de lui que les hôpitaux psychiatriques affichent « complet ». Il est aussi à l'origine de l'autisme, de la maladie d'Alzheimer et de nombreuses pathologies dégénératives.

Pour parfaire notre diagnostic, voyons maintenant la liste de tous les désordres métaboliques qui accompagnent les signes précédemment décrits. Les troubles sont de l'ordre du ressenti et de la douleur. On se sent mal à tout point de vue. On peut le comprendre quand on sait que le mercure pénètre dans la cellule nerveuse dont il atteint le noyau, donc l'ADN. On se sent perturbé au plus profond de son être, au niveau de la perception de son corps, on a des vertiges et des nausées, comme une femme enceinte, on ressent beaucoup de fatigue, même sans avoir aucune activité. On devient insomniaque et le sens du toucher diminue. Enfin, on souffre d'une déshydratation intense, car le mercure dans le corps vous cuit, un peu comme un four à micro ondes. Mais en même temps, il vous coupe la soif. Vous êtes donc prisonnier de l'impossibilité de boire, alors que c'est votre besoin le plus impératif. Les douleurs sont nombreuses, elles peuvent atteindre la tête, les yeux, les oreilles, la gorge, le dos, le ventre (avec ballonnement), la vessie, le rectum. Après le système nerveux et le système digestif, l'appareil génital est le troisième système que le mercure attaque dans tous les cas. Il en résulte des douleurs de règles pouvant être terribles, des douleurs pendant les rapports sexuels, des infections et mycoses vaginales, de la stérilité et de l'impuissance. Parallèlement à tout cela, les allergies et intolérances alimentaires, l'indigestion et la tachycardie apparaissent et si vous êtes très observateurs, vous constaterez que tous vos symptômes s'accentuent lorsque vous avez respiré des produits chimiques d'odeur forte comme de l'éther, du benzène, un alcool, un parfum, un solvant, un produit acide ou tout produit désinfectant.

Au bilan, on peut dire que le mercure provoque un désordre écologique sans pareil dans un organisme. Avec ces éléments, le lecteur est à même de reconnaître un intoxiqué mercuriel au premier coup d'œil, sans effort et sans frais. Vous y avez peut-être même déjà reconnu une personne de votre entourage et vous êtes aussi en mesure de conclure qu'un fort pourcentage de la population souffre d'intoxication mercurielle, à divers degrés.

 

Sylvie Renault

http://unlivreouvert.free.fr

Par Christophe ETIENNE - Publié dans : Clés de santé - Communauté : Infos Santé
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Mardi 13 décembre 2011 2 13 /12 /Déc /2011 10:13

Il y a un produit pour lequel on voit régulièremnent de la pub dans les magazines de thérapies naturelles (telles que "Soleil levant") et qui nous apporterait un nombre impressionnant d'oligo-éléments (environ 72 !) directement puisés dans les profondeurs du sol : c'est le Mineral gold. Qu'est ce que exactement que ce produit ? Est ce la même chose par exemple que l'eau biocolloïdale (ou eau dynamique) dont parle si souvent le Dr Jean-Pierre Willem ? (célèbre pour avoir longtemps été l'éditorialiste de la revue Pratiques de Santé, auteur de livres à succès comme Le secret des peuples sans cancer par exemple, et surtout créateur de l'organisation Les Médecins aux pieds nus).

La réponse est oui et vu le succès de ce produit a outre-atlantique, on peut comprendre l'étendu de son efficacité. Le produit conseillé par le Dr Willem est commercialisé par le labo Aromalia. Et le produit distribué en France sous la marque "Mineral gold" par un certain nombre de revendeurs qui traitent directement avec les thérapeutes ou qui le vendent par correspondance... à un prix assez soutenu d'ailleurs..

 

Mais qu'est ce donc que cette eau si précieuse ?


L'eau biocolloïdale T.J. Clark a été développée dans le début des années 1920, après que T.J. Clark, un propriétaire de ranch du centre de l'Utah (USA) soit tombé gravement malade. Les médecins sont alors incapables de diagnostiquer sa maladie et son état s’aggrave progressivement. Pour sauver sa vie, il écoute une amérindienne locale, de la tribu Paiute, qui le conduit jusqu’à un bassin sacrée connu par les siens, situé sur ses propres terres, au pied de magnifiques falaises de grès. Il a consommé ensuite régulièrement de cette eau et ses douleurs se sont calmées progressivement. Surpris par les bénéfices observés, TJ Clark a voulu connaître le secret de cette eau si précieuse, et a décidé de remonter jusqu’à la source, à travers les crevasses de la falaise.

C’est ainsi qu’il s’est aperçu que l’eau jaillissait d’une sorte de tourbe minérale. Il a eu l’idée géniale de procéder à une étude géologique et biologique. Les géologues découvrent que les terrains environnants contiennent des « poches » de plantes semi-fossilisées datant de 150 millions d'années.
 
TJ s’est dit que les animaux de sa ferme pourraient aussi bénéficier de cette eau, et au regard des bienfaits observés, qu’il attribue à sa richesse en composés minéraux, il décide de mettre au point une technique qui permettrait de reproduire la même eau que celle du bassin sacré. C’est ainsi qu’il fait décanter des extractions de sédiments dans de l’eau très pure. Il distribue d’abord cette solution minérale à ses amis et voisins. Leurs retours et commentaires l’encouragent alors à continuer. Le bouche à oreille fonctionne rapidement et la découverte d’une « eau de guérison par T.J. Clark se diffuse à travers le pays.
  
TJ a passé le reste de sa vie à travailler avec des chercheurs et à comprendre les raisons de ce formidable succès. Les biologistes qui ont analysé les sédiments se sont aperçus qu’ils possédaient au moins 72 oligo-éléments et minéraux colloïdaux (en suspension ionique), dont certains unique à l’état naturel.
 
Aujourd'hui la technologie permet de reproduire la même eau que celle du bassin sacré : les plantes semi-fossilisées sont extraites des profondeurs du sol puis mises à décanter dans de l’eau pure.
 
C’est actuellement Thomas, le petit-fils TJ Clark qui continue l’aventure familiale.

Thomas a passé son enfance en apprentissage chez son grand-père et a reçu en héritage sa curiosité. Il continue la recherche scientifique afin d'affiner et d'améliorer la formule de minéraux. Par exemple, les recherches se portent sur les propriétés électriques de ces composés minéraux et la synergie qui se créé entre eux.
 
La T.J. Clatk & Company est basée à St George dans l’Utah.
 
D’après le Dr. Robert La Foye, du Centre de Recherche Américain sur le métabolisme, le système immunitaire ne peut fonctionner de façon optimale que si l’organisme reçoit la totalité des minéraux et oligo-éléments dont il a besoin.
Il précise que « sans ces éléments, le processus de reproduction et de revitalisation cellulaire est impossible ».
 
En effet les enzymes ne peuvent agir sans minéraux et oligoéléments, appelés « catalyseurs », d’autant que le fonctionnement de ces enzymes est entravé par la multiplicité des substances chimiques et des polluants qui nous entourent et ceux que nous absorbons. Cet état de fait serait une des cause des problèmes émergents d’intolérances et d'allergies alimentaires, d’acidose et de porosité intestinale.
 
En fournissant aux cellules quelques 70 minéraux traces, la Solution de minéraux  colloïdaux de T.J. Clark optimise le fonctionnement et la régénération cellulaire.
Dans son ouvrage Quelle santé de fer ! : santé, jeunesse et vitalité grâce aux minéraux et oligoéléments colloïdaux, Marie-France Muller plébiscite les cures d'eau biocolloïdale et explique avec force détails le rôle indispensable que les oligoéléments jouent dans le fonctionnement cellulaire et en particulier leur rôle de catalyseurs dans la réaction enzymatique, ensentiel à tout métabolisme.

C'est la raison principale du succès remarquable d'autres suppléments de minéraux :

- succès internationnal du "plasma de Quinton", filtrat purifié d'eau de mer, dont a souvent parlé Michel Dogna dans ses articles, et qui se présente sous 2 formes : le plasma isotonique, peu concentré (même concentration en minéraux que le sang), et celui hypertonique, très concentré (et aussi plus salé), conseillé pour les jeunes et les athlètes.

- Catalyons : des oligoéléments obtenus par ionisation naturelle, bien connus des naturopathes... Ils sont formés d'ions libres en solution dans l'eau purifiée dont la concentration est liée à la solubilité de l'élément. Les Catalyons sont obtenus par la dissolution électro-catalytique des métaux dans l’eau purifiée (par simple contact avec le metal en question, comme ça a été pratiqué depuis l'antiquité..), aboutissant à la formation d'ions libres de ces métaux, et c'est pour ça qui sont très assimilables. Il y a un choix énorme, de la forme unitaire aux complexes pour une action plus ciblée. 

 

 
- les bionisols du Laboratoire Nutergia, également bien connu des naturopathes : c'est la rencontre astucieuse entre les minéraux marins et terrestres ! en effet, les bionisols sont obtenus à partir de concentré d'eau de mer désodé ("dé-salé"), un peu comme le Quinton isotonique, et de filtrat d'eau argileuse. Il en existe 7 différents, un pour destiné à chaque terrain physiologique. Je rappelle que les terrains sont déterminé par le bilan Iomet, que je pratique et qui donne des renseignements précieux pour aider le corps à se ré-équilibrer en douceur.

- Granions : aussi connus aujourd'hui que le laboratoire Oligosol, le laboratoire des granions sont la forme classique de prise d'oligoéléments prescrits par les médecins. Ils sont très intéressants en cas d'urgence puisqu'on les trouve dans toutes les pharmacies.

Pour en revenir à l'eau colloïdale, elle a donc cette spécificité qu'elle contient de façon naturelle un nombre incomparable d'oligoéléments, c'est donc le corps qui "s'approvisionne" par lui-même pourrait on dire, il comble ses carences prioritaires et élimine ce sont il n'a pas besoin.. lui faire confiance en quelque sorte.

Il est à savoir que l'eau biocolloïdale est maintenant distribuée par Herbajovis à un prix raisonnable.
Par Christophe ETIENNE - Publié dans : Remèdes - Communauté : Naturopathie
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Mercredi 23 novembre 2011 3 23 /11 /Nov /2011 23:38

Et la guerre de l'information bat son plein ! heureusement que nous avons quelques journalistes possédant une déontologie exemplaire..

 

Je n'ai plus besoin de vous présenter Thierry Souccar et son équipe  Lanutrition.fr.

Il a été remarqué qu'un certain nombre d'articles ayant pour but de semer le doute chez les personnes qui souhaitent se supplémenter de façon naturelle sont parus à l'automne 2011 dans la presse nationale et via l'AFP elle-même !! attention on n'hésite pas à passer par le bon dieu lui-même sinon ce n'est pas rigolo..

Bien-sûr ce n'est pas nouveau. On avait assisté en 2010 à la parution de La vérité sur les compléments alimentaires par le Dr Fricker et le Pr. Cynober qui nous disaient avoir décortiqué le véritable intérêt de quelques 13 substances couramment employées en supplémentation :

acides aminés, calcium, créatine, DDHEA, magnésium, oméga 3, produits de la ruche, tryptophane et sérotonine, vitamines B9, C, D, E.


Ce à quoi LaNutrition.fr s'est vu devoir réctifier les inéxactitudes et omissions des auteurs et a répondu de façon précise point par point : réponse au livre.

 

Mon opinion, je l'ai déjà exprimée à plusieurs reprises : les compléments alimentaires doivent employés à bon escient, et malheureusement pour nous, ils sont souvent nécessaires pour maintenir une santé optimale. En fait tout dépend de chacun... de son hygiène de vie et son alimentation, de son état de santé ainsi que son âge et de ses particularités (pratique du sport par exemple).

Quand on voit à quel point les sols agricoles se sont appauvris en quelques dizaines d'années et de quelle manière l'alimentation moderne subit de nombreuses transformations, elle ne nous apporte plus la totalité des nutriments dont nous avons besoin. Parallèlement quand on voit l'impact récurrent de toutes les pollutions, on constate malheureusement que les jeunes populations souffrent de ce que le pr. Seignalet appelait de l'encrassage, et ont davantage besoin que leur grand-parents de se supplémenter en diverses nutriments antioxydants. nutrition_viamines_2.jpg

 

Dans ce contexte, les français sont de plus en plus nombreux à s'intéresser aux compléments alimentaires, et pas uniquelent les sportifs ! et visiblement au grand dâme de certains médecins, et qui sait, de certaines industries pharmaceutiques (ironie), qui voient d'un mauvais oeil la population s'automédicamenter et surtout se pendre en charge... et par là même questionner un peu trop à leur goût le choix des thérapeutiqes proposées, voir argumenter et même contredire ces messieurs hautement diplômés...

Alors on tente de reprendre la main : les vitamine ne seraient pas si bonnes que ça ! et ben voyons, on n'hésite pas en plus à se baser sur des études où sont utilisées des vitamines de synthèse !


Ainsi un appel à la vigilance face à la désinformation est lancé et j'en reproduis ici l'intégralité.

 

Etudes bidons sur les vitamines : ATTENTION DANGER

Depuis plusieurs mois fleurissent des articles dans les journaux nous mettant en garde contre les vitamines et autres compléments nutritionnels. Ces produits, nous dit-on, augmenteraient notre risque de tomber malade de ceci, ou de mourir de cela.

En se prévalant d'articles scientifiques issus de grandes revues médicales internationales, des journalistes nous expliquent que l'excès de vitamines est dangereux pour nous.

La conclusion est toujours la même : surtout, ne faites rien, attendez de tomber malade. A ce moment, vous irez chez le médecin et vous prendrez les médicaments chimiques qui vous seront prescrits – sans poser de question.

En réalité, cette présentation des faits est trompeuse et dangereuse : elle risque de décourager un grand nombre de patients de changer leurs modes de vie et de les détourner de l'usage de compléments nutritionnelsdécisifs pour leur santé.

Un parti-pris trompeur

Beaucoup de scientifiques et de médecins sérieux ont pris la plume sur Internet, souvent avec talent, pour dénoncer la manipulation derrière ces articles, et souligner les failles méthodologiques qui remettent en cause les conclusions des études présentées au grand public. (1)

Malheureusement, la quasi-totalité des médias influents en France (chaînes de télévision, radios à grande écoute, grands journaux et hebdomadaires nationaux), continuent aujourd'hui à essayer de décourager le public de se soucier de ses apports nutritionnels et de son mode de vie.

« Les compléments vitaminés dangereux », annonçait l'Agence France Presse (AFP), dans une dépêche du 10 octobre 2011, suite à un article paru dans les Archives of Internal Medicine.

« Les compléments vitaminés s'avèrent inutiles pour une majorité de personnes et certains d'entre eux peuvent même entraîner des risques mortels chez les femmes âgées. Les compléments de fer figurent parmi ceux qui inquiètent le plus les chercheurs... », renchérissait Le Figaro le lendemain.

Trois semaines plus tard, ce même journal, qui s'intéresse si peu aux vitamines lorsque des études concluent à leurs bienfaits, titrait à nouveau que « L'excès de vitamines peut être dangereux », le 31 octobre 2010.

Il s'agissait cette fois de l'étude Select, présentée comme ayant démontré que la vitamine E était dangereuse. (2)

Résultats connus d'avance

En réalité, les résultats de l'étude Select n'ont surpris aucun spécialiste de la santé naturelle. Les chercheurs, volontairement ou non, avaient effectivement réuni les conditions pour constater une augmentation du cancer de la prostate chez les personnes ayant pris de leur vitamine E.

Car ils ont utilisé une forme artificielle de vitamine E, dérivée du pétrole, connue pour ses effets toxiques, et fortement déconseillée par par la majorité des spécialistes indépendants. A tel point que le site GreenMedInfo.com a consacré une page entière à toutes les recherches, dont les premières remontent à 1986, et qui ont démontré qu'il ne fallait pas donner de compléments alimentaires à base de vitamine E synthétique (artificielle). (3)

Une étude finlandaise, qui a eu recours à une forme naturelle de la vitamine E, le d-alpha tocophérol, à une dose de 50 Unité Internationales (UI) par jour, a conclu au contraire que la vitamine E, combinée au beta-carotène, diminue bel et bien de 30 % le risque de cancer de la prostate. (4)

Mais le cas le plus caricatural est sans doute la grande étude Iowa Women’s Health Study publiée dans Archives of Internal Medicine le 10 octobre 2011. Cette étude, parue le 10 octobre dernier, a servi de prétextes à des milliers de gros titres annonçant que les femmes ayant utilisé des compléments alimentaires ont connu une mortalité supérieure aux femmes qui n’en ont pas pris.

En réalité, pour peu que l'on prenne la peine de lire l'étude elle-même, ce que n'ont manifestement pas fait beaucoup de journalistes, on s'aperçoit que les données brutes recueillies par les chercheurs démontrent au contraire une baisse de la mortalité chez les femmes prenant des compléments vitaminés !

C'est incroyable... mais vrai.

Encore plus fort, une fois les statistiques corrigées pour tenir compte de l’âge et de l’énergie des personnes observées, voici ce que trouvent les auteurs de l’étude : 

  • Les femmes qui ont déclaré avoir consommé des complexes de vitamines B avaient une mortalité inférieure de 7 % à celles qui n’en avaient pas consommé ;
  • Pour les suppléments de vitamine C, la réduction de mortalité était de 4 %
  • Pour la vitamine D, la mortalité était plus basse de 8 %
  • Pour le magnésium, la mortalité était plus faible de 3 %
  • Pour le sélénium, la mortalité était plus basse de 3 %
  • Pour le zinc, la mortalité était plus basse de 3 %
  • Pour le calcium, la mortalité est réduite de 17 %

La seule association négative qu'ils ont trouvée concernait les compléments nutritionnels de cuivre (très rares à des doses élevées). Mais le cuivre n'est pas une vitamine et, comme le fer, il a un effet oxydant (producteur de radicaux libres). Cet effet est connu de tous les naturopathes sérieux, qui ne recommandent donc la supplémentation en cuivre et en fer que dans les cas de carences démontrées.

Motivations troubles

Pourquoi les chercheurs de l'Iowa Women’s Health Study ont-ils annoncé avec tambours et trompettes que les compléments vitaminés étaient dangereux, alors ? Et pourquoi les médias ont-ils repris cette information à si grande échelle alors que, habituellement, la santé naturelle et les vitamines les intéressent si peu ?

Hé bien, pour une raison... tordue. Les auteurs de cette étude ont introduit d'autres « biais statistiques » dans leurs chiffres, supposément pour les corriger, mais peut-être aussi pour trouver... ce qu'ils avaient envie de trouver !

Ils ont d'abord « ajusté » les chiffres pour tenir compte du niveau d’éducation, du lieu de résidence, de l’existence ou non d’un diabète, d’une hypertension, de l’indice de masse corporelle, d’un traitement hormonal de substitution, de l’activité physique, du tabagisme.

Autant de facteurs certes intéressants en soi, mais introduits « à la louche » dans les statistiques, et si nombreux qu'ils risquent de leur faire perdre toute lisibilité.

Mais ça n'a pas suffit : les chiffres continuaient à montrer une baisse globale du risque de mortalité, pour les personnes prenant des compléments vitaminés !

Alors ils ont pratiqué un quatrième ajustement, qui a introduit dans le modèle la consommation d’alcool, d’acides gras saturés, de céréales complètes, de fruits et de légumes. Et ce qui devait arriver arriva : à force de tripoter les chiffres, ils sont parvenus à inverser les conclusions de leur enquête, de manière à faire apparaître un risque lié à la consommation de certains compléments vitaminés !

Ces ingénieux chercheurs ont d'ailleurs opportunément « oublié » d'autres variables, qui auraient pu remettre en cause leurs résultats. Par exemple, ils n'ont pas pris en compte l'état de santé des femmes de l'étude (!), ils ont étudié un segment sociologique bien déterminé de la population américaine et, surtout, ils n'ont pas cherché à savoir si les vitamines prises en complément étaient naturelles ou artificielles.

En conclusion, cette grande étude a brouillé le tableau, au lieu de contribuer à le clarifier. Elle a permis à des journaux de vendre beaucoup de papier, et sans doute renforcé la conviction de nombreux médecins que, face à la maladie, les médicaments chimiques sont la seule réponse sérieuse.

Surtout, cette étude a probablement déstabilisé de nombreuses personnes qui prenaient des compléments alimentaires pour améliorer leur santé.

Les compléments alimentaires préviennent des maladies

Et pourtant, on sait que l'utilisation de compléments nutritionnels ciblés aide à prévenir les maladies et à atteindre un état de santé optimal. Une des études les plus rigoureuses qui aient été réalisées sur le sujet, l'a démontré au-delà de toute incertitude.

Il s'agit de l'étude réalisée par le bureau d'étude indépendant Lewin Group. (5)

Dans cette étude, les chercheurs ont été extrêmement stricts et ont pris en considération uniquement les compléments nutritionnels qui respectaient les critères suivants :

  1. Les compléments nutritionnels devaient produire un effet physiologique mesurable (et pas seulement des déclarations du patient témoignant d'une amélioration de son état) ;
  2. L'effet physiologique devait créer un changement de statut médical du patient ;
  3. Ce changement de statut du patient devait s'accompagner d'une réduction de ses dépenses de santé.

Et voici ce que les chercheurs ont constaté :

Calcium et vitamine D sont efficaces contre l'ostéoporose

Les auteurs de l'étude ont conclu que si toute la population retraitée des USA prenait 1200 mg de calcium et 400 UI de vitamine D par jour, cela permettrait de prévenir plus de 776 000 hospitalisations pour fracture du col du fémur sur cinq ans, et économiser 16,1 milliards de dollars.

Les oméga-3 sont efficaces pour le cœur

Les acides gras polyinsaturés à longue chaîne oméga-3 contribuent à prévenir les troubles du rythme cardiaque, améliorent le fonctionnement des membranes cellulaires, réduisent l'inflammation, diminuent le cholestérol et la pression sanguine, et ont bien d'autres effets positifs (sur le moral et les performances intellectuelles, par exemple).

Le Lewin Group a conclu qu'en donnant à la population retraitée américaine environ 1800 mg d'oméga-3 par jour, cela réduirait le nombre d'hospitalisations pour maladies cardiaques de 374 000 sur 5 ans. Les économies réalisées sur les frais d'hospitalisation et les consultations médicales s'élèveraient à 3,2 milliards de dollars.

La lutéine, la zéaxanthine efficaces pour la vue

Le Lewin Group a également analysé les effets de la lutéine et de la zéaxanthine, un caroténoïde que l'on trouve dans les légumes jaunes et orange. Sous forme de compléments alimentaires, on sait qu'ils permettent non seulement de prévenir, mais aussi de traiter la dégénérescence maculaire, c'est-à-dire la perte de vision centrale, une des principales raisons pour laquelle les personnes âgées ont besoin d'une aide médicale à domicile. L'étude a conclu que prendre 6 à 10 mg de lutéine et de zéaxanthine chaque jour aiderait 190 000 personnes à rester indépendantes, et permettrait d'économiser 3,6 milliards de dollars sur cinq ans.

Et ce n'est pas tout !

Vous ne risquez pas de lire ce type de nouvelles dans les grands médias, qui restent farouchement opposés à l'idée qu'il puisse exister une voie en dehors de la médecine officielle basée sur la chirurgie et les médicaments chimiques.

Et pourtant, les nouvelles médecines naturelles, validées par la recherche scientifique, permettent aujourd'hui de prévenir, d'améliorer, voire de traiter, la plupart des maladies. Une véritable révolution est en marche. Vous pouvez accéder gratuitement aux nouvelles découvertes les plus utiles en vous abonnant maintenant à la lettre d'information électronique gratuite Santé & Nutrition.

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Bien cordialement,

Jean-Marc Dupuis

**********************

Sources de cet article :

(1) Voir en particulier Thierry Souccar, « Des vitamines qui augmentent la mortalité », lanutrition.fr, archives payantes, et Dr Mark Hyman dans Huffington Post, le 21 octobre 2011 (article en anglais) : http://www.huffingtonpost.com/dr-mark-hyman/vitamin-dangers_b_1018430.html

(2) Elevated Risk for Prostate Cancer Found with Vitamin E Supplementation, JWatch General. 2011;2011(1025):2.

(3) La page est accessible à l'adresse suivante : http://www.greenmedinfo.com/toxic-ingredient/dl-alpha-tocopherol-acetate

(4) http://www.medicinenet.com/script/main/art.asp?articlekey=6102

(5) http://www.lewin.com/

Par Christophe ETIENNE - Publié dans : Infos - Communauté : Infos Santé
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Mardi 22 novembre 2011 2 22 /11 /Nov /2011 16:23

D’où vient-elle, que fait-elle ?

 

 Originaire de l’Asie du Sud Est, la curcumine demeure la composante majoritaire du Curcuma parfois appelé Safran Indien (à ne pas confondre) à cause de sa couleur d’un jaune intense. Epice cousine du gingembre, le curcuma est cultivé en Inde depuis semblerait-il des millénaires avant JC. Le pays en est le plus gros producteur et fournit 94 % de la demande mondiale. Outre son utilisation comme teinture ou colorant (c’est le E100 de nos aliments) l’épice est utilisée comme condiment - ingrédient principal du curry - et révèle d’incroyables propriétés médicales.

Dans l’Inde antique, le curcuma longa était déjà décrit comme « la plante qui nettoie le corps » et a très tôt été cité dans les traités médicaux Sanskrits pour son utilisation dans la médecine Ayurvédique.

Aujourd’hui c'est la curcumine, principe actif du curcuma, qui intéresse les chercheurs... A ne pas confondre afin que vous ne soyez pas tenté de vous goinfrer de curcuma, ce qui ne serait pas suffisant pour obtenir des résultats thérapeutiques, et ce qui ne serait pas forcément très agréable car autant un bon curry peut être excellent, autant le curcuma seul est moins goûteux...

 

Plusieurs études scientifiques démontrent les bienfaits de la curcumine pour lutter contre le cancer, l’Alzheimer, le cholestérol, les rhumatismes, les maladies cardio-vasculaires, les problèmes digestifs et de peaux et encore bien d’autres…on lui reconnait des propriétés anti-oxydantes (on y reviendra), antifongiques, antibactériennes et anti-inflammatoires.

Pas peu pour une racine de plante (rhizome) en forme de gros doigts grisâtres agglomérés les uns aux autres…

  curcuma-copie-1.jpg

 

…qui une fois déterrée, nettoyée, séchée et réduite en poudre donne ça :

 

curcumapoudre.jpg

 

En Inde le curcuma est traditionnellement utilisé comme stimulant du foie, contre l'acidité gastrique, et en dermatologie on le donne dans les cas de psoriasis et les mycoses.

 

Un espoir dans la lutte contre le cancer


Pléthore d’études mettent en évidence le pouvoir anti-cancer de la curcumine et des épices plus généralement. Et, même si une comparaison entre le taux de cancer en Inde et en Europe ne suffit pas à prouver que le régime alimentaire serait la seule protection contre la maladie (les conditions de vie étant beaucoup trop différentes), des recherches sérieuses effectuées dans multitudes de laboratoire du monde entier révèlent des résultats qui laissent pantois la communauté scientifique.

A titre d’exemple, des chercheurs britanniques ont comparé le taux de cancer entre les anglais « blancs » et les indo-anglais dans une même ville. Cette étude démontre que « les indo-anglais ont un moins grand risque significatif de développer un cancer » et que « cela pourrait être dû au facteur alimentaire étant donné que les Sud-Asiatiques vivant en Angleterre maintiennent une alimentation riche en curcumine »[1].

D’autres recherches, et notamment celle du professeur Bharat Aggarwal, prouve que la consommation de curcumine est bénéfique tant dans la prévention que le traitement du cancer[2][3]. Elle fait régresser les cancers déjà existants, en forçant les cellules cancéreuses à mourir (apoptose). Elle supprime l’effet mutagène de certaines substances (tabac par exemple)[4] et rend la chimio plus efficace en interférant directement « avec le NF-kappaB, qui protège les cellules cancéreuses contre les mécanismes de défense du corps»[5] . Donc elle est aussi bien conseillée dans les cas de prédispositions génétiques ou environnementales que de maladie effective. Par contre cuisiner un plat au curry par semaine ne sera pas suffisant ! Il en faut une consommation quotidienne : une demi-cuillérée par jour fera l’affaire. On trouve aussi de la curcumine dans le commerce sous forme de gélules ou de poudre.

 

La curcumine en guerre contre les radicaux libres - ou les propriétés anti-oxydantes de l’épice

 Radicaux libres ? Mais oui, ces molécules que notre corps produit chaque fois qu’il se sent agressé. La pollution, le stress, la malbouffe, le tabac, l’alcool créent une réaction chimique dans notre organisme. Ce dernier développe un grand nombre de molécules incomplètes (les radicaux libre donc) qui viennent se coller aux cellules saines et les oxydent. Le vieillissement de nos cellules s’accélère, par un processus similaire à de la rouille sur un métal, et si le corps ne les élimine pas assez vite, il développe des maladies. Cela dit, normalement grâce à une bonne hygiène de vie et une bonne alimentation en particulier, notre corps se défend très bien, et assimile des antioxydants capables de détruire ces radicaux libres. Mais avec nos modes de vie actuels, il a tendance à peiner dans l’auto-nettoyage… Le curcuma fait partie des cinq premiers aliments contenant le dosage le plus significatif d’antioxydant (avec le clou de girofle, le gingembre, l’origan et la cannelle). Des chercheurs du monde entier s’intéressent donc depuis des décennies à cette propriété :


-          La curcumine serait un puissant inducteur de certaines protéines impliquées dans la défense des neurones conduisant à ralentir le déclin cognitif et donc le développement de l’Alzheimer

-          Elle préviendrait la peroxydation des lipides dont le cholestérol, et empêcherait la naissance de composés amplifiant l’épaississement de la paroi des artères et l’obturation de celles-ci. Protégeant ainsi contre les maladies cardio-vasculaires (athérosclérose et thrombophlébite) et le diabète (en étude actuellement)

 

 

Vertus anti-inflammatoires et aide digestive


La curcumine est également reconnue pour ses propriétés anti-inflammatoires articulaires (rhumatisme, arthrite, douleur musculaire), pulmonaires (asthme) et hépatiques (hépatite, jaunisse, maladie de Crohn). « Il semble qu’elle agisse en inhibant des enzymes qui participent à la synthèse des substances inflammatoires »[6]. Son action est comparable à celle de la cortisone, les effets secondaires en moins…

Elle améliore également la digestion « en stimulant le foie et la vésicule biliaire - l’excrétion de la bile en est augmentée. Elle semble accroître la production d’enzymes pancréatique »[7] . Elle peut donc prévenir la formation de calculs, d’ulcères gastriques, et soigne les problèmes de ballonnement, de flatulence, de dyspepsie, de diarrhée et d’atonie digestive.

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Quelques recommandations…


-          Il est vivement recommandé qu’elle soit associée à de la pipérine (poivre) et de l’huile pour être assimilée correctement par le corps.

-          Il est préférable de ne pas l’associer à des anticoagulants (tiens comme le goji..), de ne pas en abuser pendant la grossesse, et de faire attention avant une opération (on ne sait jamais). Mais en prendre à dose thérapeutique ne présente aucun danger.

 

 



[4] Materia Medical de Flora Medicina 

[5] Anticancer, David Servan- Schreiber, ed. Robert Laffont, 2007, p. 176

[6] Materia Medica de Flora Medicina 

[7] Ibid

Par Christophe ETIENNE - Publié dans : Clés de santé - Communauté : Infos Santé
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Mardi 22 novembre 2011 2 22 /11 /Nov /2011 09:28

 

Encore un livre édité aux éditions Thierry Souccar qui dérange et fait tousser la profession ! 

Il faut dire que Thierry Souccar, journaliste scientifique à la plume non édulcorée, avait tapé fort avec Santé, mensonges et propagande, écrit en collaboration avec l'avocate Isabelle Robard, puis 3 ans plus tard Lait mensonge et propagande, ou il bat en brèche 50 ans d'habitudes, de dogmes et de politiques nutritionnelles !

 

Là c'est un médecin qui s'attaque à un nouveau dogme: celui du cholestérol, véritable vache "sacrée de la médecine" selon ses propres termes.

 

Le Dr Michel de Lorgeril de-lorgeril.jpg se spécialise depuis 30 ans dans la prévention des maladies cardiovasculaires. Il préconise la voie des habitudes de vie plutôt que celle des médicaments. Il a notamment organisé et dirigé, de 1987 à 1999, l'Étude de Lyon au cours de laquelle un régime alimentaire de type méditerranéen a permis de réduire très sensiblement la mortalité ainsi que le risque de complications cardiovasculaires et de cancers d’un groupe de patients souffrant de troubles coronariens.

Déjà auteur de quelques livres, dont un sur les bienfaits des oméga-3, il vient de publier une bombe : Dites à votre médecin que le cholestérol est innocent et il vous soignera sans médicament. Évidemment, on l'a fustigé! « Des propos fantaisistes! », a déclaré la Société française de cardiologie. Mais l'homme persiste et signe. Michel de Lorgeril vit et travaille à Grenoble. Il a déjà habité au Québec au milieu des années 1980, il était alors rattaché à l'Institut de cardiologie de Montréal.

 

Dans son livre, le Dr de Lorgeril explique que le cholestérol semble jouer un rôle préventif important dans Alzheimer et on peut se demander s’il est bien raisonnable de le faire baisser. Il faut savoir que les prescriptions de médicaments contre le cholestérol (les fameuses statines) sont en tête des ordonnances en France et de nombreux pharmaciens sont persuadés que ces médicaments sont utiles. Je me sens plus concerné que ma mère prend régulièrement des statines, dès qu'un doute sur une remontée de son cholestérol l'amène à réaliser une analyse sanguine.. Mais ma maman éteignant déjà un âge très respectable, en excellente santé d'ailleurs grand merci ! n'est pas très ouverte à remettre en question ce dogme qui semble bien ancré.. 

En effet, l'idée que le cholestérol joue un rôle important dans les pathologies cardiovasculaires est profondément implantée dans les esprits et il pourrait paraître saugrenu de vouloir la remettre en cause. C'est pourtant ce que font un nombre croissant de médecins et de chercheurs dans le monde entier. 


Mais quels sont les arguments en faveur de l’implication du cholestérol comme facteur de risque cardiovasculaire ? Dès le début du vingtième siècle les pathologistes ce sont aperçus que des substances tels que, entre autres, les plaques d’athérome étaient impliqués dans les lésions artérielles. Parmi ces très nombreuses substances, il y a du cholestérol (y compris sous forme de cristaux), d’où l’idée que le cholestérol boucherait les artères.


Dans un autre livre (Prévenir l’infarctus et l’AVC), Michel de Lorgeril rappelle l’origine de la confusion : « Le cholestérol est une molécule précieuse dans notre organisme, tellement précieuse que nous ne savons pas le détruire, seulement le transformer, par exemple en hormones stéroïdes ou en vitamine D. En conséquence, si le cholestérol se retrouve dans des conditions où il n’y a pas de cellules capables de le métaboliser, il s’accumule et constitue un résidu indestructible (…). L’accumulation de cholestérol n’est donc pas la cause de la lésion – comme le croient certains – mais la conséquence du vieillissement des lésions. »

 

Concernant les statines, en janvier 2011, une méta-analyse réalisée par le groupe Cochrane (une ONG qui diffuse des mises à jour  d'informations fiables sur les effets des soins de santé ; le site français : Centre Cochrane français) de 14 essais cliniques portant sur 34272 participants sans antécédent de mal adie cardiovasculaire a conclu qu’il existe peu de preuves que ces médicaments protègent des personnes  ne présentant peu ou pas de risque.

 

Une autre enquête a étéréalisée à l’université de Cambridge : l'analyse des résultats de 11 essais cliniques randomisés portant sur 65229 personnes dont le risque cardiovasculaire était modéré à élevé donne des résultats surprenants : la prescription de ces médicaments ne diminue pas la mortalité.

On peut donc se poser légitimement la question de l'utilité de consommer des statines de façon irréfléchie.

 

 

Nous reproduisons ici l'interview qu'il a donné auprès du site Passeport Santé

 

PasseportSanté.net –Votre livre a suscité un tollé en France, notamment parce que vous dites que le cholestérol ne bouche pas les artères. Comment pouvez-vous affirmer une telle chose?

 

Michel de Lorgeril - Je ne suis pas le seul à dire cela, loin de là. Dans 99,5 % des cas, l'occlusion d'une artère, qui est la cause de l'infarctus du myocarde, est attribuable à un caillot. Et ce qui cause la formation des caillots dans les artères, ce n'est pas le cholestérol. C'est l'hyperréactivité des plaquettes sanguines, l'hyperactivité du système de coagulation — stimulée par une alimentation de mauvaise qualité — et l'inhibition du système fibrinolytique, qui ne fait pas son travail de dissoudre les caillots quand ils commencent à se former dans l’artère. Par contre, c'est vrai que ces caillots se forment en général sur des artères qui ont été altérées, endommagées par l'athérosclérose. Or, il y a deux composantes dans l'athérosclérose : dans une proportion de 70 %, elle est causée par la « sclérose », c'est-à-dire l'inflammation chronique de la paroi de l'artère, phénomène dans lequel le cholestérol ne joue aucun rôle. L'autre dimension, c'est l'« athérome », un amas de matières grasses qui se forme au coeur même de la sclérose. D'ailleurs, on l'appelle aussi « coeur lipidique ». Or, le cholestérol ne compte que pour 30 %, environ, de l'athérome. Nous voilà rendus à un chiffre de moins de 10 % pour la place du cholestérol dans l'athérosclérose, ce qui est peu, et 0 % pour son rôle dans le caillot. Comme vous voyez, le cholestérol ne peut pas, matériellement parlant, boucher les artères.

 

PasseportSanté.net – Vous affirmez aussi, envers et contre tous, ou presque, que les statines, les principaux médicaments maintenant prescrits pour l'hypercholestérolémie, sont plus dangereuses qu'utiles pour la majorité decholesterol-mensonges.jpgs gens qui en prennent.

Michel de Lorgeril - Comme certains croient que l'infarctus est causé par le cholestérol et comme ils savent que les statines réduisent le cholestérol sanguin, ils les prescrivent pour réduire les risques d'infarctus. Et je vous rappelle que 50 % des gens qui font un infarctus meurent immédiatement ou dans les jours qui suivent. Or, lorsqu'on regarde les essais cliniques des cinq ou huit dernières années avec les statines — tandis que les soins comprennent plus d'options qu’autrefois, comme les antiplaquettaires et l'angioplastie, ce qui théoriquement devrait réduire la mortalité par infarctus — on se rend compte qu'elles ne réduisent pas la mortalité. Cela signifie que les statines n’ont pas d’effet sur le risque de mourir d’un infarctus. À mon avis, prescrire un médicament en laissant croire qu'il va réduire les risques de mortalité quand ce n'est pas le cas est une pratique dangereuse. Mais il y a aussi les inconvénients des statines. 

 

PasseportSanté.net – Vous ne souhaitez certainement pas que les gens mettent leur vie en danger à cause de votre livre. Ne serait-ce pas le cas si plusieurs d'entre eux interrompaient leur médication?

Michel de Lorgeril - Dans nos centres de soins intensifs, de plus en plus de gens qui nous arrivent à la suite d'un infarctus prennent déjà des statines depuis un certain temps. En France et aux États-Unis, les statistiques (que j’expose clairement dans mon livre) nous révèlent que le taux d'infarctus demeure stable, malgré le fait que l'on écrive des dizaines de millions d'ordonnances de statines. Je ne crois donc pas que les gens vont mourir davantage si l'on coupe les statines, même si le marketing de l’industrie pharmaceutique, déjà en phase défensive, l'affirme.

 

PasseportSanté.net – Vous dites que si l’on a pu faire croire à des nations entières qu'il existait des armes de destruction massive en Irak, tandis que ce n'était pas le cas, on peut tout aussi bien leur vendre une guerre au cholestérol. Non pas que ce soit une conspiration, mais parce que l'économie mène le monde et que nous sommes tous, scientifiques et médecins compris, des pions dans ce monde-là.

Michel de Lorgeril - Nous sommes arrivés à un sommet dans la marchandisation de la santé et de la science, et je pense que le dossier des statines en fait foi. Ceux qui ont des choses à vendre font bien leur travail et je n'ai rien à dire là-dessus. Mais il faut que les contrepouvoirs — les universitaires, notamment — fassent leur travail aussi, qui est de faire connaître la réalité concernant l’efficacité des traitements. C'est la base de l'éthique médicale. Et je constate que, dans le cas des médicaments comme dans celui du fast-food ou des affaires politiques internationales — on ne manque pas d'exemples —, les contrepouvoirs sont totalement défaillants. C'est un gros problème de nos sociétés et je sonne l'alarme parce que même le monde de la médecine n'est plus à l'abri de cette marchandisation.

 

PasseportSanté.net – Vous aimez les formules-chocs. Comme celle-ci : « La sédentarité est une catastrophe humanitaire. » Vous y allez un peu fort?

Michel de Lorgeril - Ah non! Pas du tout, je vous assure. Au rythme où l'obésité et le diabète se répandent dans le monde, nos sociétés sont visiblement aux prises avec un problème majeur. C'est multifactoriel, bien sûr, mais la sédentarisation est au coeur de cette problématique. Tout le monde le dit, l'activité physique joue un très grand rôle dans le maintien de la santé en général et de la santé cardiovasculaire en particulier. J'en profite pour insister sur l'importance des muscles. Dans la salle d'urgence de n'importe quel hôpital, quand on voit arriver une personne gravement blessée — à la suite d'un accident de la route, par exemple — on peut prédire ses chances de s'en sortir à l'état de ses muscles. C'est que notre organisme se constitue des réserves afin d'avoir accès aux ressources dont il a besoin pour résister à un stress. En simplifiant un peu, disons que le foie entrepose des glucides, le tissu adipeux entrepose des lipides et les muscles entreposent des acides aminés, qui sont les constituants indispensables des protéines. Or, quand vous êtes blessé ou malade, vous avez besoin de quantités énormes de protéines pour que votre système immunitaire fonctionne, pour cicatriser, pour vous défendre contre l'infection. L'importance des muscles est telle, que je consacre un chapitre entier à ce sujet dans mon livre. Et pour avoir de bons muscles, évidemment, il faut faire de l'activité physique.

 

PasseportSanté.net – Vous prenez le temps, vous, de faire de l'activité physique?

Michel de Lorgeril - Absolument! Je pratique plusieurs sports et je ne me déplace qu’en vélo toute l’année pour mon travail — et cela, dans le climat de Grenoble qui, même s'il reste clément par rapport à l’hiver québécois, est l'un des plus difficiles de France. 

 

PasseportSanté.net – Évidemment, en ce qui concerne l'importance de l'alimentation dans la prévention des maladies cardiovasculaires, vos recherches sur le régime méditerranéen semblent vous donner raison. 

Michel de Lorgeril - Il y a eu deux époques dans l'approche nutritionnelle pour la prévention des maladies cardiovasculaires. Durant la première, qui s'est terminée dans les années 1990, on préconisait les régimes pour diminuer le cholestérol. Or, tous les essais basés sur cette théorie ont été des échecs. Au CNRS, dans notre équipe Coeur et nutrition, nous avons donc décidé d'observer le mode alimentaire des populations qui avaient le moins de maladies cardiovasculaires. Nous avons trouvé deux bons candidats : le Japon et le pourtour méditerranéen. Comme nous pensions que les Français ou les Occidentaux en général auraient de la difficulté à s'adapter à l'alimentation japonaise, nous avons choisi d'étudier celle des peuples de la Méditerranée.

Et quand nous avons observé son effet chez les patients souffrant de troubles coronariens, eh bien, nous avons vu que ça marchait ! D'autres études par la suite ont confirmé ce que nous avions trouvé. Donc, sur une base théorique complètement différente de celle du cholestérol, on peut se protéger des maladies cardiovasculaires. Ça marche à tous les âges et il n'est jamais trop tard pour commencer. Il faut préciser que le régime méditerranéen fait quand même baisser le cholestérol, mais ce n'est pas de cette manière qu'il agit, puisque le régime de l'American Heart Association, destiné à réduire le cholestérol, ne fonctionne pas. On voit donc que ce n'est pas le cholestérol qui est important.

 

PasseportSanté.net – Relativement à la prévention des maladies cardiovasculaires toujours, voyez-vous un rôle utile pour les produits naturels en suppléments comme les policosanols et les phytostérols?

Michel de Lorgeril - Les deux produits que vous mentionnez sont censés faire baisser le cholestérol, mais comme je ne crois pas à la théorie du cholestérol, je n'y vois aucun intérêt. De toute façon, les études récentes indiquent qu'ils n'ont pas l'efficacité — sur le cholestérol — qu'on leur prête. Les suppléments pour lesquels je vois une utilité certaine, par contre, ce sont les huiles de poisson, c'est-à-dire les oméga-3. Aux personnes à risque d'infarctus — à moins qu'elles ne consomment déjà beaucoup de poisson —, il est beaucoup plus important de donner des oméga-3 que des statines, car, là, nous avons la démonstration que l’on améliore l’espérance de vie. D'ailleurs, la diète occidentale, en général, contient trop d'oméga-6 — ce qui est très dommageable — et trop peu d'oméga-3. Tout le monde peut tirer avantage d'un apport additionnel en oméga-3, mais surtout les personnes à risque d'infarctus. Pour en revenir à la prévention des maladies cardiovasculaires, je pense aussi à trois nutriments sous-estimés et qui sont abondants dans les produits de la mer : le sélénium, l'iode et la vitamine D. Il y a également les flavonoïdes, qu'on trouve dans les fruits rouges, le citron, le thé, le café, le raisin, etc. Comme vous voyez, on en revient toujours aux aliments typiques de la diète méditerranéenne.

 

PasseportSanté.net – Est-ce que, dans cette controverse, on n'est pas en train de jouer sur les mots, puisque tout le monde affirme que les changements dans le mode de vie sont indispensables pour prévenir les maladies cardiovasculaires? En fait, ce que vous visez, c'est que les gens prennent en main leur santé?

Michel de Lorgeril - Exactement. Aujourd'hui, le médicament anticholestérol est un alibi pour ne rien faire. Un raisonnement fréquent des médecins est de penser : si mon patient n'arrive pas à arrêter de fumer, je lui donne des statines avec l'espoir que ça diminue ses risques, et notamment celui induit par le tabac. Mais aucune étude scientifique ne permet de dire que cette stratégie fonctionne. Faire croire aux gens qu'en diminuant leur cholestérol ils vont se protéger de la toxicité de leur mode de vie — que ce soit le tabac ou le fast-food —, c'est de la tromperie. Sauf en de très rares exceptions — comme certaines formes d’hypercholestérolémie familiale maligne qui se manifestent très tôt dans l’existence, parfois avant la puberté —, pour s'assurer d'une bonne santé cardiovasculaire, il faut, d'une part, laisser tomber les mauvaises habitudes comme la cigarette, la sédentarité et la malbouffe, et, d'autre part, il faut faire de l'activité physique et adopter une alimentation de type méditerranéen. C'est ça le médicament! Le pouvoir — celui de protéger notre coeur, mais aussi de se protéger de nombreux cancers — est entièrement entre nos mains

Par Christophe ETIENNE - Publié dans : Infos - Communauté : Infos Santé
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  • Christophe ETIENNE
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  • phytothérapie médecines douces plantes médicinales compléments alimentaires spiruline
  • Défricheur de thérapies efficaces. Conseiller en phytothérapie et aromathérapie, diplômé du Dumenat (Fac de Paris XIII - Bobigny). Je considère la médecine intégrative comme la médecine du future. Amateur de baies, smoothies et autres élix

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