Mardi 22 novembre 2011 2 22 /11 /Nov /2011 09:28

 

Encore un livre édité aux éditions Thierry Souccar qui dérange et fait tousser la profession ! 

Il faut dire que Thierry Souccar, journaliste scientifique à la plume non édulcorée, avait tapé fort avec Santé, mensonges et propagande, écrit en collaboration avec l'avocate Isabelle Robard, puis 3 ans plus tard Lait mensonge et propagande, ou il bat en brèche 50 ans d'habitudes, de dogmes et de politiques nutritionnelles !

 

Là c'est un médecin qui s'attaque à un nouveau dogme: celui du cholestérol, véritable vache "sacrée de la médecine" selon ses propres termes.

 

Le Dr Michel de Lorgeril de-lorgeril.jpg se spécialise depuis 30 ans dans la prévention des maladies cardiovasculaires. Il préconise la voie des habitudes de vie plutôt que celle des médicaments. Il a notamment organisé et dirigé, de 1987 à 1999, l'Étude de Lyon au cours de laquelle un régime alimentaire de type méditerranéen a permis de réduire très sensiblement la mortalité ainsi que le risque de complications cardiovasculaires et de cancers d’un groupe de patients souffrant de troubles coronariens.

Déjà auteur de quelques livres, dont un sur les bienfaits des oméga-3, il vient de publier une bombe : Dites à votre médecin que le cholestérol est innocent et il vous soignera sans médicament. Évidemment, on l'a fustigé! « Des propos fantaisistes! », a déclaré la Société française de cardiologie. Mais l'homme persiste et signe. Michel de Lorgeril vit et travaille à Grenoble. Il a déjà habité au Québec au milieu des années 1980, il était alors rattaché à l'Institut de cardiologie de Montréal.

 

Dans son livre, le Dr de Lorgeril explique que le cholestérol semble jouer un rôle préventif important dans Alzheimer et on peut se demander s’il est bien raisonnable de le faire baisser. Il faut savoir que les prescriptions de médicaments contre le cholestérol (les fameuses statines) sont en tête des ordonnances en France et de nombreux pharmaciens sont persuadés que ces médicaments sont utiles. Je me sens plus concerné que ma mère prend régulièrement des statines, dès qu'un doute sur une remontée de son cholestérol l'amène à réaliser une analyse sanguine.. Mais ma maman éteignant déjà un âge très respectable, en excellente santé d'ailleurs grand merci ! n'est pas très ouverte à remettre en question ce dogme qui semble bien ancré.. 

En effet, l'idée que le cholestérol joue un rôle important dans les pathologies cardiovasculaires est profondément implantée dans les esprits et il pourrait paraître saugrenu de vouloir la remettre en cause. C'est pourtant ce que font un nombre croissant de médecins et de chercheurs dans le monde entier. 


Mais quels sont les arguments en faveur de l’implication du cholestérol comme facteur de risque cardiovasculaire ? Dès le début du vingtième siècle les pathologistes ce sont aperçus que des substances tels que, entre autres, les plaques d’athérome étaient impliqués dans les lésions artérielles. Parmi ces très nombreuses substances, il y a du cholestérol (y compris sous forme de cristaux), d’où l’idée que le cholestérol boucherait les artères.


Dans un autre livre (Prévenir l’infarctus et l’AVC), Michel de Lorgeril rappelle l’origine de la confusion : « Le cholestérol est une molécule précieuse dans notre organisme, tellement précieuse que nous ne savons pas le détruire, seulement le transformer, par exemple en hormones stéroïdes ou en vitamine D. En conséquence, si le cholestérol se retrouve dans des conditions où il n’y a pas de cellules capables de le métaboliser, il s’accumule et constitue un résidu indestructible (…). L’accumulation de cholestérol n’est donc pas la cause de la lésion – comme le croient certains – mais la conséquence du vieillissement des lésions. »

 

Concernant les statines, en janvier 2011, une méta-analyse réalisée par le groupe Cochrane (une ONG qui diffuse des mises à jour  d'informations fiables sur les effets des soins de santé ; le site français : Centre Cochrane français) de 14 essais cliniques portant sur 34272 participants sans antécédent de mal adie cardiovasculaire a conclu qu’il existe peu de preuves que ces médicaments protègent des personnes  ne présentant peu ou pas de risque.

 

Une autre enquête a étéréalisée à l’université de Cambridge : l'analyse des résultats de 11 essais cliniques randomisés portant sur 65229 personnes dont le risque cardiovasculaire était modéré à élevé donne des résultats surprenants : la prescription de ces médicaments ne diminue pas la mortalité.

On peut donc se poser légitimement la question de l'utilité de consommer des statines de façon irréfléchie.

 

 

Nous reproduisons ici l'interview qu'il a donné auprès du site Passeport Santé

 

PasseportSanté.net –Votre livre a suscité un tollé en France, notamment parce que vous dites que le cholestérol ne bouche pas les artères. Comment pouvez-vous affirmer une telle chose?

 

Michel de Lorgeril - Je ne suis pas le seul à dire cela, loin de là. Dans 99,5 % des cas, l'occlusion d'une artère, qui est la cause de l'infarctus du myocarde, est attribuable à un caillot. Et ce qui cause la formation des caillots dans les artères, ce n'est pas le cholestérol. C'est l'hyperréactivité des plaquettes sanguines, l'hyperactivité du système de coagulation — stimulée par une alimentation de mauvaise qualité — et l'inhibition du système fibrinolytique, qui ne fait pas son travail de dissoudre les caillots quand ils commencent à se former dans l’artère. Par contre, c'est vrai que ces caillots se forment en général sur des artères qui ont été altérées, endommagées par l'athérosclérose. Or, il y a deux composantes dans l'athérosclérose : dans une proportion de 70 %, elle est causée par la « sclérose », c'est-à-dire l'inflammation chronique de la paroi de l'artère, phénomène dans lequel le cholestérol ne joue aucun rôle. L'autre dimension, c'est l'« athérome », un amas de matières grasses qui se forme au coeur même de la sclérose. D'ailleurs, on l'appelle aussi « coeur lipidique ». Or, le cholestérol ne compte que pour 30 %, environ, de l'athérome. Nous voilà rendus à un chiffre de moins de 10 % pour la place du cholestérol dans l'athérosclérose, ce qui est peu, et 0 % pour son rôle dans le caillot. Comme vous voyez, le cholestérol ne peut pas, matériellement parlant, boucher les artères.

 

PasseportSanté.net – Vous affirmez aussi, envers et contre tous, ou presque, que les statines, les principaux médicaments maintenant prescrits pour l'hypercholestérolémie, sont plus dangereuses qu'utiles pour la majorité decholesterol-mensonges.jpgs gens qui en prennent.

Michel de Lorgeril - Comme certains croient que l'infarctus est causé par le cholestérol et comme ils savent que les statines réduisent le cholestérol sanguin, ils les prescrivent pour réduire les risques d'infarctus. Et je vous rappelle que 50 % des gens qui font un infarctus meurent immédiatement ou dans les jours qui suivent. Or, lorsqu'on regarde les essais cliniques des cinq ou huit dernières années avec les statines — tandis que les soins comprennent plus d'options qu’autrefois, comme les antiplaquettaires et l'angioplastie, ce qui théoriquement devrait réduire la mortalité par infarctus — on se rend compte qu'elles ne réduisent pas la mortalité. Cela signifie que les statines n’ont pas d’effet sur le risque de mourir d’un infarctus. À mon avis, prescrire un médicament en laissant croire qu'il va réduire les risques de mortalité quand ce n'est pas le cas est une pratique dangereuse. Mais il y a aussi les inconvénients des statines. 

 

PasseportSanté.net – Vous ne souhaitez certainement pas que les gens mettent leur vie en danger à cause de votre livre. Ne serait-ce pas le cas si plusieurs d'entre eux interrompaient leur médication?

Michel de Lorgeril - Dans nos centres de soins intensifs, de plus en plus de gens qui nous arrivent à la suite d'un infarctus prennent déjà des statines depuis un certain temps. En France et aux États-Unis, les statistiques (que j’expose clairement dans mon livre) nous révèlent que le taux d'infarctus demeure stable, malgré le fait que l'on écrive des dizaines de millions d'ordonnances de statines. Je ne crois donc pas que les gens vont mourir davantage si l'on coupe les statines, même si le marketing de l’industrie pharmaceutique, déjà en phase défensive, l'affirme.

 

PasseportSanté.net – Vous dites que si l’on a pu faire croire à des nations entières qu'il existait des armes de destruction massive en Irak, tandis que ce n'était pas le cas, on peut tout aussi bien leur vendre une guerre au cholestérol. Non pas que ce soit une conspiration, mais parce que l'économie mène le monde et que nous sommes tous, scientifiques et médecins compris, des pions dans ce monde-là.

Michel de Lorgeril - Nous sommes arrivés à un sommet dans la marchandisation de la santé et de la science, et je pense que le dossier des statines en fait foi. Ceux qui ont des choses à vendre font bien leur travail et je n'ai rien à dire là-dessus. Mais il faut que les contrepouvoirs — les universitaires, notamment — fassent leur travail aussi, qui est de faire connaître la réalité concernant l’efficacité des traitements. C'est la base de l'éthique médicale. Et je constate que, dans le cas des médicaments comme dans celui du fast-food ou des affaires politiques internationales — on ne manque pas d'exemples —, les contrepouvoirs sont totalement défaillants. C'est un gros problème de nos sociétés et je sonne l'alarme parce que même le monde de la médecine n'est plus à l'abri de cette marchandisation.

 

PasseportSanté.net – Vous aimez les formules-chocs. Comme celle-ci : « La sédentarité est une catastrophe humanitaire. » Vous y allez un peu fort?

Michel de Lorgeril - Ah non! Pas du tout, je vous assure. Au rythme où l'obésité et le diabète se répandent dans le monde, nos sociétés sont visiblement aux prises avec un problème majeur. C'est multifactoriel, bien sûr, mais la sédentarisation est au coeur de cette problématique. Tout le monde le dit, l'activité physique joue un très grand rôle dans le maintien de la santé en général et de la santé cardiovasculaire en particulier. J'en profite pour insister sur l'importance des muscles. Dans la salle d'urgence de n'importe quel hôpital, quand on voit arriver une personne gravement blessée — à la suite d'un accident de la route, par exemple — on peut prédire ses chances de s'en sortir à l'état de ses muscles. C'est que notre organisme se constitue des réserves afin d'avoir accès aux ressources dont il a besoin pour résister à un stress. En simplifiant un peu, disons que le foie entrepose des glucides, le tissu adipeux entrepose des lipides et les muscles entreposent des acides aminés, qui sont les constituants indispensables des protéines. Or, quand vous êtes blessé ou malade, vous avez besoin de quantités énormes de protéines pour que votre système immunitaire fonctionne, pour cicatriser, pour vous défendre contre l'infection. L'importance des muscles est telle, que je consacre un chapitre entier à ce sujet dans mon livre. Et pour avoir de bons muscles, évidemment, il faut faire de l'activité physique.

 

PasseportSanté.net – Vous prenez le temps, vous, de faire de l'activité physique?

Michel de Lorgeril - Absolument! Je pratique plusieurs sports et je ne me déplace qu’en vélo toute l’année pour mon travail — et cela, dans le climat de Grenoble qui, même s'il reste clément par rapport à l’hiver québécois, est l'un des plus difficiles de France. 

 

PasseportSanté.net – Évidemment, en ce qui concerne l'importance de l'alimentation dans la prévention des maladies cardiovasculaires, vos recherches sur le régime méditerranéen semblent vous donner raison. 

Michel de Lorgeril - Il y a eu deux époques dans l'approche nutritionnelle pour la prévention des maladies cardiovasculaires. Durant la première, qui s'est terminée dans les années 1990, on préconisait les régimes pour diminuer le cholestérol. Or, tous les essais basés sur cette théorie ont été des échecs. Au CNRS, dans notre équipe Coeur et nutrition, nous avons donc décidé d'observer le mode alimentaire des populations qui avaient le moins de maladies cardiovasculaires. Nous avons trouvé deux bons candidats : le Japon et le pourtour méditerranéen. Comme nous pensions que les Français ou les Occidentaux en général auraient de la difficulté à s'adapter à l'alimentation japonaise, nous avons choisi d'étudier celle des peuples de la Méditerranée.

Et quand nous avons observé son effet chez les patients souffrant de troubles coronariens, eh bien, nous avons vu que ça marchait ! D'autres études par la suite ont confirmé ce que nous avions trouvé. Donc, sur une base théorique complètement différente de celle du cholestérol, on peut se protéger des maladies cardiovasculaires. Ça marche à tous les âges et il n'est jamais trop tard pour commencer. Il faut préciser que le régime méditerranéen fait quand même baisser le cholestérol, mais ce n'est pas de cette manière qu'il agit, puisque le régime de l'American Heart Association, destiné à réduire le cholestérol, ne fonctionne pas. On voit donc que ce n'est pas le cholestérol qui est important.

 

PasseportSanté.net – Relativement à la prévention des maladies cardiovasculaires toujours, voyez-vous un rôle utile pour les produits naturels en suppléments comme les policosanols et les phytostérols?

Michel de Lorgeril - Les deux produits que vous mentionnez sont censés faire baisser le cholestérol, mais comme je ne crois pas à la théorie du cholestérol, je n'y vois aucun intérêt. De toute façon, les études récentes indiquent qu'ils n'ont pas l'efficacité — sur le cholestérol — qu'on leur prête. Les suppléments pour lesquels je vois une utilité certaine, par contre, ce sont les huiles de poisson, c'est-à-dire les oméga-3. Aux personnes à risque d'infarctus — à moins qu'elles ne consomment déjà beaucoup de poisson —, il est beaucoup plus important de donner des oméga-3 que des statines, car, là, nous avons la démonstration que l’on améliore l’espérance de vie. D'ailleurs, la diète occidentale, en général, contient trop d'oméga-6 — ce qui est très dommageable — et trop peu d'oméga-3. Tout le monde peut tirer avantage d'un apport additionnel en oméga-3, mais surtout les personnes à risque d'infarctus. Pour en revenir à la prévention des maladies cardiovasculaires, je pense aussi à trois nutriments sous-estimés et qui sont abondants dans les produits de la mer : le sélénium, l'iode et la vitamine D. Il y a également les flavonoïdes, qu'on trouve dans les fruits rouges, le citron, le thé, le café, le raisin, etc. Comme vous voyez, on en revient toujours aux aliments typiques de la diète méditerranéenne.

 

PasseportSanté.net – Est-ce que, dans cette controverse, on n'est pas en train de jouer sur les mots, puisque tout le monde affirme que les changements dans le mode de vie sont indispensables pour prévenir les maladies cardiovasculaires? En fait, ce que vous visez, c'est que les gens prennent en main leur santé?

Michel de Lorgeril - Exactement. Aujourd'hui, le médicament anticholestérol est un alibi pour ne rien faire. Un raisonnement fréquent des médecins est de penser : si mon patient n'arrive pas à arrêter de fumer, je lui donne des statines avec l'espoir que ça diminue ses risques, et notamment celui induit par le tabac. Mais aucune étude scientifique ne permet de dire que cette stratégie fonctionne. Faire croire aux gens qu'en diminuant leur cholestérol ils vont se protéger de la toxicité de leur mode de vie — que ce soit le tabac ou le fast-food —, c'est de la tromperie. Sauf en de très rares exceptions — comme certaines formes d’hypercholestérolémie familiale maligne qui se manifestent très tôt dans l’existence, parfois avant la puberté —, pour s'assurer d'une bonne santé cardiovasculaire, il faut, d'une part, laisser tomber les mauvaises habitudes comme la cigarette, la sédentarité et la malbouffe, et, d'autre part, il faut faire de l'activité physique et adopter une alimentation de type méditerranéen. C'est ça le médicament! Le pouvoir — celui de protéger notre coeur, mais aussi de se protéger de nombreux cancers — est entièrement entre nos mains

Par Christophe ETIENNE - Publié dans : Infos - Communauté : Infos Santé
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Lundi 21 novembre 2011 1 21 /11 /Nov /2011 00:41

Un discours magistralement clair et simple de la part du désormais célèbre Dr Bruce Lipton, auteur entre autre du très remarqué livre Biologie des croyances (Ed. Ariane). Il s'exprime depuis Hawaï, lors du dernier Congrès mondial de médecine quantique, au micro de la globe trotter passionnée de développement personnel Lilou Macé.

 

 


 

Pour avoir la totalité des interviews de Lilou : World Congress of Quantum Medecine 2011

  Congrès organisé par l'Iquim : l'Université internationnale de Médecine Intégrative, située à Honolulu (Hawaï), dirigé par le Docteur canadien Paul Drouin (Iquim), et où interviennent entre autre les Docteurs Bruce Lipton, Amit Goswami, et bien d'autres.

 

En France, Emmanuelle Labat, une passionnée de thérapies quantiques basée en Bretagne à Roscoff nous parle de cette Université : Formation quantique. Elle a choisi d'enseigner l'approche quantique, et connait particulièrement bien la technologie SCIO, que je connais puisque j'ai fait une séance SCIO avec un praticien parisien en 2009, et j'avais été impressionné par l'intérêt et la pertinence de cette approche.. sans toutefois la mettre sur un piédestale.. mais assurément, l'approche quantique fait partie intégrante de la médecine du future.

 

En France nous avons notre évènement de thérapies quantiques : le Congrès Thérapie Quantique, organisée par la naturopathe Marion Kaplan, qui s'est tenu cette année les 19 et 20 novembre 2011. Sont intervenus : le Dr Albert-Claude Quemoun, Pr Emmanuel Ransford, Pr Rupert Sheldrake, Thierry Souccar, Dr Olivier Soulier, Dr Thierry Lebrun, Dr Christian Agrapart, Dominique Lussan, Dr Nadine Schuster, Dr Bruno Donatini, Dr Bernard Vial, et d'autres intervenants comme mon ami Jean-Philippe Brébion.

Le réalisateur Jean-Yves Bilien a filmé tout l'évènement et produira des dvd et des cd.


Par Christophe ETIENNE - Publié dans : Clés de santé - Communauté : Infos Santé
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Dimanche 20 novembre 2011 7 20 /11 /Nov /2011 23:29

Appel de Thierry Thevenin, porte parole du syndicat des simples

 

Je souscris tout à fait à cet appel, je suis bien-sûr militant pour l'utilisation des plantes médicinales de façon la plus cohérente et professionnelle possible, il faudrait que la législation s'adapte à la particularité des utilisateurs des plantes...

Christophe


LETTRE OUVERTE AUX PARLEMENTAIRES POUR UNE REHABILITATION VERITABLE DU METIER D'HERBORISTE

 

 

Objet : objections au projet de loi de M. Jean-Luc FICHET, visant à créer un diplôme et organiser la profession d’herboriste

 

Acteurs privés ou institutionnels, consommateurs, associations de la société civile, amateurs ou professionnels de santé, nous œuvrons, parfois depuis de nombreuses années déjà, pour la réhabilitation des usages et savoirs populaires autour des plantes médicinales et du métier d’herboriste.

Aussi avons-nous étudié avec beaucoup d’attention la proposition de loi déposée au Sénat le 12 juillet 2011 par M. Jean-Luc Fichet, visant à recréer un diplôme d’herboriste et organiser la future profession.

 

Si nous croyons nécessaire la réhabilitation de la profession d’herboriste d’après les motifs exposés en préambule, nous sommes en désaccord sur deux points :

 

1- la création d’un nouveau monopole qui accorderait aux seuls futurs herboristes diplômés et producteurs le droit de commercialiser les espèces libérées par le décret 841-2008 ; avec toutefois une exception accordée aux producteurs d'après ce que M. Fichet a annoncé lors d'une réunion de concertation le 19 octobre dernier au Sénat. Concernant ce premier point, nous considérons que le cœur du métier d'herboriste n'est pas tant le droit exclusif de vendre telle ou telle espèce, que d'apporter au public l'éthique, le conseil qu'il attend en matière d’utilisation de plantes médicinales.

L'histoire a démontré que la logique de monopole en matière de santé n'a jamais été une garantie de fiabilité ou de sécurité pour l'usager, ni n'a permis d'éviter les dérives ou les dysfonctionnements ; l'actualité médicale nous en apporte indéniablement l'enseignement.

 Nous pensons que les 148 espèces du décret 841-2008 peuvent rester en vente libre tel que l'a souhaité le législateur, tandis qu'une liste spécifique à l'herboriste, bien plus complète devra être établie par un décret du Ministère de la santé.

 

2- la tutelle de l’AFSSAPS qui aurait pour rôle de veiller aux bonnes pratiques de cette profession et de la contrôler.

Concernant ce deuxième point, nous considérons que cette agence ne représente pas la réponse adéquate pour mener à bien cette mission.

L'AFSSAPS est étroitement liée culturellement en même temps que dépendante financièrement vis à vis l'industrie pharmaceutique ; or, le public recherche justement à travers l’herboristerie une alternative réelle et novatrice à ce secteur.

De plus, cette culture industrielle et pharmaceutique de l'AFSSAPS ne permettrait pas de répondre à des aspects essentiels de l'herboristerie, notamment ce qui concerne ses enjeux environnementaux, ses modes de production agrobiologiques ou artisanaux ; lesquels font justement aujourd'hui sa spécificité et son attrait pour le consommateur. Elle risquerait  de créer une qualité pharmaceutique bis qui ferait perdre une grande partie de l'intérêt de créer ce nouveau corps de métier et marginaliserait définitivement, par le monopole, les petites productions locales. Elle n'intégrerait toujours pas d'autres critères de qualité (agriculture bio, pratiques durables, valorisation de formes galéniques simples et peu couteuses, usages populaires etc.) pourtant de plus en plus réclamés par le consommateur.

 Il faudra donc créer un organisme d'experts qui rassemblera les qualités et les compétences requises pour encadrer les pratiques de l'herboriste. Ce serait l'opportunité unique de constituer un corps d'expertise pluridisciplinaire neuf, en dehors de pressions économiques ou de conflits d'intérêt. Provisoirement ce contrôle pourra être opéré par les services de la répression des fraudes, comme c'est déjà le cas aujourd'hui pour les 148 espèces en vente libre.

 Rappelons que le scandale du médiator a monopolisé l'attention sur le médicament classique mais que les conflits d'intérêt n'ont pas encore été dénoncés dans le secteur des plantes médicinales, nombre d'experts actuels étant intimement liés aux grandes entreprises du complément alimentaire et du phytomédicament.

 

Par le présent appel, nous demandons aux législateurs de donner à l’herboriste les moyens d’exercer pleinement et en toute indépendance son métier, à savoir être en mesure de :

 

1- Produire (ou du moins connaître les modes de production) et/ou délivrer au public la majeure partie  des espèces médicinales inscrites à la Pharmacopée Française, (à l'exception de celles de la liste B, potentiellement toxiques et sous la condition d'une forme correspondant
à l'usage traditionnel reconnu ), ainsi que tous les produits traditionnellement utilisés en herboristerie à savoir notamment : les huiles essentielles en vente libre, les macérations hydro-alcooliques ou oléiques - dont l'usage traditionnel est reconnu - et des produits dérivés tels que compléments alimentaires, épices, condiments, livres, théières, tisanières, miel, etc.

 

2- Pouvoir exercer son activité dans une boutique, sur un marché, par le biais de la vente par correspondance le cas échéant.

 

3- Pouvoir apporter à ses clients des conseils quand à l'usage, au mode d'emploi, à la posologie, aux précautions ou restrictions d'usage (contre-indications, interactions médicamenteuses) des plantes qu'il propose.

 

4- Garantir l'authenticité botanique, la qualité, la traçabilité des plantes qu'il vend et/ou produit.

 

5- Être capable de sensibiliser le consommateur à la question de préservation des ressources si ce dernier lui réclame des espèces rares ou protégées.

 

6- Suivre un enseignement initial et continu auprès de professionnels et être placé sous la tutelle d'une autorité dont les experts seraient libérés du conflit d'intérêt économique

 

Ces préalables étant posés, l’herboriste pourra ainsi devenir le partenaire privilégié du médecin phytothérapeute en exécutant ses ordonnances et en sachant détecter d’éventuelles anomalies.

Il doit être capable de mettre en garde ses clients vis à vis des limites de l'automédication il les encourage si nécessaire à consulter un médecin, car il n'établit jamais de diagnostic.

Il a un rôle d'éducation et de prévention à l'hygiène de vie en matière de consommation de plantes médicinales.

L’herboriste contribue aussi à la phytovigilance en faisant remonter au niveau de la profession, les cas éventuels d'intolérance, d'allergies et tous problèmes particuliers relatif à l'usage d'une plante.

 

Pour exercer toutes ses missions, l’herboriste a besoin d’une formation de qualité au conseil en matière d’usage des plantes médicinales, formation indépendante des pressions économiques, bénéficiant de l'absence de conflits d'intérêts avec les industriels de la filière.

 

Depuis 70 ans aucun diplôme d’Herboriste n’a été délivré. S’il est louable d’autoriser les ultimes Herboristes diplômés à dispenser leur art, il est également primordial, de trouver une solution pour permettre aux personnes qui se sont formées et ou ont perpétué le savoir des Herboristes pendant tout ce temps, de faire valoir leurs compétences en exerçant de plein droit le métier d’Herboriste. Il convient donc de prévoir de leur accorder un délai raisonnable pour appliquer le dispositif de la VAE permettant à chacune d'entre elles de faire valider leurs connaissances et de faciliter ainsi leur obtention du diplôme d’Herboriste.

 

En résumé, nous estimons que l'herboriste doit pouvoir apporter des réponses aux demandes de la population en constante augmentation, telles que :

·     Trouver un conseil de qualité en matière d’éducation de prévention et d’utilisation des plantes médicinales,

·     Avoir affaire à des professionnels aux liens clairs avec les acteurs économiques depuis leur formation jusqu'à leur autorité de tutelle

·     Accéder à une large diversité de plantes médicinales efficaces, de qualité biologique, sous des formes peu transformées et donc d'un coût raisonnable .

·     Pouvoir utiliser ces plantes médicinales en complément des traitements médicaux classiques,

·     Trouver des sources d’approvisionnement locales et renouer avec la nature, la terre et ceux qui la cueillent ou la cultivent dans le respect des équilibres écologiques.

 

Nous continuerons à nous engager pour tenter de faire valoir au maximum notre vision du métier d'herboriste, à savoir accompagner le public pour des solutions alternatives de santé et une certaine autonomie dans la gestion de son hygiène de vie.

 

 

Thierry THEVENIN, producteur-herboriste, porte-parole du Syndicat SIMPLES;

Michaël ARNOU, producteur de plantes médicinales président de l’A.F.C. (Association Française des professionnels de la Cueillette des plantes sauvages) (12)

Pierre-Yves DE BOISSIEU, producteur-distillateur de plantes médicinales, secrétaire général du Syndicat SIMPLES (12)

Patrice DE BONNEVAL, Dr en pharmacie, fondateur de l’Ecole Lyonnaise des Plantes Médicinales (69)

Gilles CLEMENT, jardinier-paysagiste, écrivain et philosophe (23)
Gilles CORJON, Dr en pharmacie Herboristerie CORJON à Grenoble, Responsable scientifique de l’École Lyonnaise de Plantes Médicinales

François COUPLAN, Dr en Sciences ethnobotaniste, écrivain, spécialiste des usages traditionnels des plantes sauvages

Philippe DESBROSSES, Dr en Sciences, Chargé de mission auprès du Ministère de l’Agriculture et expert consultant auprès de l’Union européenne

Amanda JULLION, herboriste franco-canadienne, éducatrice en environnement

Claire LAURANT, Dr en anthropologie, spécialiste des plantes médicinales

Jean-Paul LESCURE, botaniste, écologue, directeur de recherches à l’I.R.D. Institut de Recherches et Développement (45)
Pierre LIEUTAGHI, ethnobotaniste, écrivain, Attaché au Muséum national d’histoire naturelle (Paris) et à l’Institut d’ethnologie méditerranéenne et comparative (Aix- en-Provence).

Jean MAISON, producteur-négociant de plantes médicinales (19)
Aline MERCAN, Dr en médecine, généraliste, doctorante en anthropologie médicale
Michaël MOISSEFF,  Dr en biotechnologie végétale, fondateur de l’association Asquali (31)

NATURE & PROGRES, Fédération des consommateurs et des professionnels pour la Bio associative et solidaire (30)

Jean Pierre NICOLAS, Dr en ethnopharmacologie, fondateur de l’association Jardins du Monde

Marc PHILIPPE, maître de conférence à l’Université Lyon-1 (69)

Josiane PRUNIER, directrice de l’école des plantes de Paris

Isabelle ROBARD, Dr en droit, avocate au Barreau de Paris, chargée d’enseignement en faculté de droit, spécialiste du droit pharmaceutique et médical (75)
Philippe SCHOEFFERT, ingénieur agronome, formateur Plantes aromatiques, médicinales et à parfum au CFPPA de Nyons

 

 

Par Christophe ETIENNE - Publié dans : Infos - Communauté : Infos Santé
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Jeudi 17 novembre 2011 4 17 /11 /Nov /2011 01:48

Merci à Marie Grosman et à Roger Lenglet pour leur travail de fourmis de collecteurs d'infos et de leur chronologie sur le prochain scandal sanitaire français : les intoxications aux métaux lourds. Ils nous expliquent que de hauts responsables ministériels sont bien au courant de la situation depuis de nombreuses années ! Vous me direz, on a les politiques qu'on mérite ? peut être.. mais en matière de connaissances pointues comme celles issues de la toxicologie, tout le monde n'y a pas accès et après tout une intoxication au compte ça passe finalement à peu près inaperçu.. sauf qu'il y a une phénomène accumulatif entre générations, et que métaux lourds + pesticides + conservateurs + résidus de médicaments + perturbateurs endocriniens + qui sait quoi d'autre (les ondes électromagnétiques au hasard) ça commence à faire beaucoup !!

et surtout ça commence à se voir ! avec un siècle d'omniprésence de la médecine moderne, on assiste à une explosion de maladies émergentes (neurologiques et dégénératives, auto-immunes, allergies, orphelines, etc..) et pour la première fois les épidémiologistes nous expliquent que la moyenne de vie est en train de reculer dans les pays occidentaux. Près de 40% des européens souffrent de problèmes ou maladies neurologiques : les chiffres du Collège européen de neuropsychopharmacologie publiés en septembre 2011 sont effarants et, pourtant, ils sont passés presque inaperçus.


On n'a en effet jamais étudié ce qu'on appelle "l'effet cocktail" explicite clairement Marie-Monique Robin dans Notre poison quotidien : Notre poison quotidien : les effet sur la santé de chaque pesticide en particulier est étudié, mais jamais l'effet de la consommation de plusieurs pesticides et encore moins d'une multitude, comme c'est si souvent le cas dans l'alimentation urbaine (plats industriels)...  Rappelons simplement que 140 000 tonnes de pesticides sont utilisés chaque année en Europe, dont 80 000 tonnes en France, c'est à dire plus de la moitié ! Mentionnons également le film de Jean-Paul JAUD Nos enfants nous accuseront est une merveille pour alerter les gens autour de nous ; cf l'intervention télévisée : Revu et corrigé.

Pour être complet mentionnons l'excellent film documentaire de Coline Serreau : Solutions locales pour un désordre global

 

Alors cette situation fait les choux gras des vendeurs de médicaments et de compléments alimentaires !? et bien oui ! et plutôt de compléments alimentaires car comme les gens commencent à s'intéresser sérieusement aux solutions naturelles pour aller mieux, antioxydants en tête, les suppléments de toute sorte ont de beaux jours devant eux...


Et en effet nous avons davantage besoin d'antioxydants pour "fonctionner normalement" que nos grand-parents ! A moins que vous ayez compris que le mot d'ordre de nombreux naturopathes n'est pas un vain mot : la détoxication. D'ailleurs toutes les médecines du monde en dehors de la médecine moderne conventionnelle s'intéressent de près à la détoxication : chinoise, ayurvédique, africaine, amazonienne, naturopathique, toutes ont leurs pratiques de détox !


 Se détoxiquer : il y a avant tout la pratique du jeûne, celle  des jus de légumes, très populaire parmis les naturopathes.. d'ailleurs un jeûne accompagné uniquement de jus de légumes est plus efficace qu'un jeûne strict, moins dangereux et moins difficile !

pour aider le corps à mieux fonctionner il y a certains compléments incontournables.. comme les  poudres de jus d'herbe, les micro-algues comme l'algue Klamath qui semble bien utile dans de nombreux cas, le silicium organique naturel comme la silice de prêle (notamment dans le cas de l'intoxication à l'aluminium), les cures de Hulda Clark et Xantis (hygiène intestinale), les complexes d'oligo-éléments (eau bio-colloïdale, catalyons) ou encore les enzymes obtenus par fermentation en cascade (Régulat). Je rappelle l'importance de l'approche individualisée, consulter si besoin un médecin naturothérapeute ou un naturopathe mais rien ne remplace ses propres expériences.  

 

Les poudres de jus d'herbe ont notamment l'avantage de contribuer à rétablir l'équilibre acido-basiques grâce à un apport important en potassium. Les complexes d'oligo-éléments (comme l'eau bio-colloïdale par exemple) sont utiles quand à eux pour refaire partir le métabolisme cellulaire malgré une dégradation de la capacité enzymatique.

 

Cependant avec les intoxications modernes, c'est une autre paire de manche. On ne se débarrasse pas comme ça des métaux lourds ! D'ailleurs on ne se débarrasse pas facilement du tout des métaux lourds. Il s'agit d'un long parcours, à commencer par celui de se diagnostiquer, puis de se détoxiner avec des produits plus ou moins anodins, parcours racontés dans divers ouvrages (cf mes autres articles sur le sujet).

 

Se protéger des troubles neurologiques c'est aussi apprendre à éviter les ingrédients qui perturbent notre métabolisme comme le gluten, la caséine ou encore l'aspartame. Dans le cas du gluten il a été montré (cf l'association Stélior en Suisse) comment les blés modernes ont subis des mutations depuis une cinquantaine d'années et comment ils peuvent dégrader l'intégrité de la paroi intestinale (notamment chez les personnes souffrant de métaux lourds) et créer des molécules neurotoxiques qui passent dans notre organisme. Pour plus de renseignements sur la maladie coeliaque : Association Française Des Intolérants Au Gluten Afdiag.

 

Menace sur nos neurones, Alzheimer, Parkinson... et ceux qui en profitent (Ed. Actes Sud), en revanche, n'est pas un ouvrage qui relate un parcours pour se détoxiquer. Il s'agit d'un constat journalistique remarquablement bien fait et documenté.. une vrai bombe en réalité, et de nombreux journalistes devraient être enfin alertés grâce à ce livre. D'ailleurs en 2010 une journaliste travaillant pour FR3 m'avait joint car elle cherchait les coordonnées du professeur Picot, très pionnier en cette matière. Je ne sais ou en est la réalisation de son reportage..

 

Quelques extraits du livre :

 

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« N’affolez pas la population. Surtout ne créez pas de panique, ce serait encore plus catastrophique ! Nous sommes parfaitement conscients du problème, mais vous ne pouvez pas nous demander de tout résoudre en claquant des doigts. Nous commençons à mettre en place un plan de prévention, il nous faut un peu de temps… » Ces paroles qu’un responsable de la prévention des pollutions et des risques, au Ministère de l’Écologie, nous adressait avec un regard suppliant résonnent encore à nos oreilles. Entouré de jeunes femmes tout aussi soucieuses de nous convaincre, l’homme nous assurait que le gouvernement agissait discrètement mais efficacement auprès des industriels pour supprimer un polluant dont le rôle de cofacteur dans la multiplication des victimes de maladies neurodégénératives de type Alzheimer ne faisait plus guère de doute. Il paraissait sincère. Nous avions envie de le croire, encore que le retard pris par les décideurs politiques nous troublait.


C’était en 1999. Depuis, rien n’a changé, mais ce grand administrateur de l’État a poursuivi brillamment sa carrière à la tête d’administrations sensibles. Après avoir dirigé un grand service de protection contre les risques nucléaires, puis la prévention des risques chimiques, ses promotions l’ont fait accéder à de plus hautes fonctions dans un autre ministère, celui de la Santé. Comme la plupart des hauts fonctionnaires de son rang, il a résisté à tous les changements de gouvernement et reçu tous les honneurs. A-t-il vraiment cru à ce qu’il nous affirmait en nous assurant que les services chargés de protéger la population allaient remédier au « problème » ?

Le problème portait un nom précis : hydroxyde d’aluminium. On le trouve encore aujourd’hui dans l’eau qui coule d’innombrables robinets. Comme nous allons le voir, ce neurotoxique est l’un de ceux qui font le plus de dégâts parmi nos neurones. Il intervient dans de nombreux troubles cérébraux, mais il est toujours largement présent dans l’eau que nous buvons. Alors que les preuves scientifiques s’accumulent pour confirmer son rôle dans la pandémie de maladies neurologiques qui nous frappe, les autorités restent sourdes, comme si elles redoutaient par-dessus tout les conséquences qu’entraînerait la reconnaissance officielle de ses effets délétères…

L’aluminium n’est pas seul à agresser nos cerveaux. Beaucoup d’autres substances participent au cocktail funeste. La variété de ces toxiques ne cesse de s’étendre mais comme leurs ancêtres, le mercure et le plomb, connus depuis l’Antiquité pour leurs effets dévastateurs sur nos facultés mentales, ils envahissent notre environnement quotidien et sont entrés jusque dans nos armoires à pharmacie. Même les embryons y sont exposés dans le ventre maternel avant que leur système nerveux ait pris forme. La diversité de leurs effets dépasse largement la maladie d’Alzheimer, elle couvre des dizaines d’affections neurologiques dévastatrices face auxquelles nos dirigeants font preuve d’une immense hypocrisie.

La situation ne permet plus d’ajourner les questions, y compris les plus gênantes sur le plan politique et économique. Quelle est la véritable ampleur des maladies qui assiègent nos cerveaux ? Comment en sommes-nous arrivés là ? Quelles sont les causes réelles de ces pathologies et leurs mécanismes d’action ? Comment les neutraliser ?

Nous y répondons avec cette enquête, fruit d’un travail opiniâtre de 15 ans. Elle nous a menés dans les coulisses de l’expertise, de la recherche et des décisions gouvernementales, mais aussi auprès des malades et de leurs associations. Le public saura désormais pourquoi les responsables politiques préfèrent négliger les causes de l’hécatombe, mettre les moyens publics au service de l’industrie pharmaceutique et favoriser le développement des structures privées de prise en charge des malades.

Quel est l’avenir d’une société où l’on se fait ronger le cerveau ? Alors que les dirigeants laissent le mal empirer et abandonnent le dossier aux affairistes qui transforment la situation en un vaste marché, l’indignation et la mobilisation tardent, faute de disposer d’informations fiables. Ce livre veut y remédier. Il montre que les solutions concrètes existent pour stopper cette pandémie et qu’elles seraient infiniment moins coûteuses humainement et économiquement que de tout miser sur des soins curatifs qui, par définition, ne s’attaquent pas aux causes. Nous montrons aussi comment chacun, dans sa vie de tous les jours, peut réduire ses risques individuels.

(...)

Une recherche affairiste

Il n’est pas interdit non plus de s’interroger sur l’instrumentalisation de la recherche publique dorénavant permise aux industriels et sur la destination finale de l’argent de la collectivité alloué aux projets. On peut se demander si tout cela ne favorisera pas l’affairisme plutôt que la protection de la santé publique. Concernant la maladie d’Alzheimer, aucun responsable politique n’ose poser la question de l’opportunité réelle d’investir des milliards d’euros dans un domaine pharmaceutique qui ne fait que maintenir l’attrait des spéculateurs pour des firmes alors que l’espoir de concevoir un médicament sérieux est mis en doute par de nombreux spécialistes. Ces milliards ne pourraient-ils pas être utilisés pour une prévention qui, actuellement, reste quasi inexistante ou pour mettre en place des actions contre les causes les plus facilement évitables ? Il est frappant que, dans son discours à l’adresse des chercheurs et des dirigeants d’entreprise réunis sur le problème des maladies neurologiques, Nicolas Sarkozy n’ait pas prononcé une seule fois le mot prévention. Mais qui aurait pu avoir envie de l’éclairer sur le sujet parmi ses conseillers ? Il n’est même pas sûr qu’un seul ait eu la culture toxicologique et épidémiologique pour le faire.

En 2010, le président de la République recevait à nouveau les dirigeants des laboratoires pharmaceutiques lors des 2e rencontres internationales de la recherche biomédicale. Nicolas Sarkozy les accueillait avec chaleur : « Je suis très heureux de vous retrouver, un an ― jour pour jour ― après notre dernière rencontre. J’ai tenu à recevoir, ensemble, les patrons de la Recherche et du Développement des Laboratoires Internationaux de Recherche Pharmaceutique, et ceux du LEEM qui regroupe les entreprises du secteur pharmaceutique opérant en France. Nous étions convenus, vous vous en souvenez, de faire le point au bout d’un an. Vous, pour me dire ce que vous aviez fait. Moi, pour vous dire où nous en sommes. Pour vous convaincre que la France change. Et pour vous inviter à porter sur cette France un regard nouveau. La recherche en santé est la première priorité de notre recherche. Les industries de santé sont un axe majeur de la compétitivité de la France. La France est le premier producteur de médicaments de l’Union Européenne. L’industrie pharmaceutique se situe au second rang des dépenses intérieures de R&D des entreprises de notre pays. L’an passé, c’était pour parler des maladies du système nerveux, que nous étions réunis. Cette réunion a été, je le sais, un succès. Sept partenariats sont en cours d’élaboration. Un accord de coopération scientifique ambitieux entre l’Alliance des sciences de la vie et de la santé et Sanofi-Aventis a été signé. Douze essais ont été lancés dont un essai clinique de dimension internationale mené par Roche et dirigé par le Professeur Bruno Dubois. Deux autres contrats, également signés par Roche, concernent le diagnostic précoce de la maladie d’Alzheimer… » À nouveau, le mot prévention était oublié.

L’industrie pharmaceutique vit donc des jours heureux. Ses gros actionnaires et ses dirigeants (qui sont souvent les mêmes) se frottent les mains à proportion du volume de médicaments vendus et tout particulièrement de l’optimisation des courbes de vente des traitements lourds pour les prochaines années, c’est-à-dire du nombre de malades en affection longue durée. Cela ne signifie pas, bien entendu, qu’ils rêvent de voir s’accroître encore le nombre de victimes, ce qui serait d’un cynisme difficilement imaginable. Nul ne peut douter de leur affliction en voyant l’explosion des maladies cérébrales, malgré l’enrichissement miraculeux qu’elle génère. Pour autant, il ne leur vient pas à l’idée de menacer leurs bénéfices en évoquant les causes évitables de la maladie pour que le gouvernement agisse à la source. Ce n’est pas de l’industrie pharmaceutique qu’il faut attendre cette démarche qui ferait disparaître ses clients, pas plus d’ailleurs que de la recherche qu’elle finance, quand bien même ses collaborateurs sont de plus en souvent des équipes de chercheurs appartenant à la sphère publique financée par l’Etat. Il en va de même des chaînes de maisons de retraite médicalisées et de l’ensemble de la filière qui prospère sur ce type de maladies. C’est aux décideurs politiques et administratifs d’imposer un programme de prévention qui, de fait, réduira le cortège des malades, même s’il doit faire baisser les quantités de médicaments vendus et déprimer les investisseurs qui ont choisi de placer leurs fonds dans les groupes proposant des assurances santé et des structures de prise en charge, tels que Médéric, Orpea, Korian, DVD (Domus Vi et Dolcéa), Colisée Patrimoine Group, ACPPA…

Or, nos décideurs politiques ne semblent pas du tout prêts à développer cette démarche. Tout au contraire, on les voit soutenir les investissements privés et imposer une orientation des missions de services publics vers le secteur privé dans tous les secteurs de la recherche et du soin, favorisant le processus actuel se greffant sur la pandémie au lieu de l’enrayer. Certes, il est important d’accompagner médicalement les malades, mais il est tout aussi urgent d’éviter leur multiplication.

Ainsi, les conseillers en santé les plus proches du gouvernement sont de farouches partisans de la recherche génétique qui permet de multiplier les brevets, autrement dit de susciter la commercialisation de médicaments ou de biotechnologies lucratives. Nicolas Sarkozy lui-même a choisi comme principal conseiller un généticien dont l’équipe de recherche possède moult brevets, Arnold Munnich. Ce fervent défenseur de la privatisation de la recherche, malgré ses innombrables diplômes et distinctions, semble négliger les montagnes d’études mettant en valeur le rôle des facteurs environnementaux et l’intérêt de promouvoir au plus vite les axes de cette recherche. Les politiques attendent-ils que les entreprises aient trouvé comment transformer la prévention en argent pour enfin la soutenir ?

D’ailleurs, non contents de faire de l’argent avec des maladies du cerveau qu’ils ne guérissent pas, les laboratoires s’efforcent d’étendre la consommation de médicaments neuropsychiatriques à l’ensemble de la population. Comme nous l’avons vu, le disease mongering « pathologise » des troubles naturels bénins et des problèmes sociaux. Une autre voie de cette médicalisation consiste à faire croire à un maximum de personnes que la population qui se croit mentalement indemne souffre à son insu des prémisses de maladies graves ou qu’elle est condamnée à en souffrir un jour. L’exemple de la « maladie bipolaire » mérite à cet égard un commentaire incisif. Nous avons assisté, dans des hôpitaux psychiatriques, à Paris et en province, à des conférences animées par des internes devant des salles combles où les médecins hospitaliers affirmaient systématiquement qu’une « immense partie de la population souffre de maladie bipolaire sans le savoir » et qu’il était « criminel de ne pas leur prescrire de médicaments pour prévenir l’aggravation de leur état ». On pouvait aussi les entendre soutenir avec le même aplomb que « la créativité et la maladie bipolaire ont des liens proches », que « les artistes les plus célèbres et les grands hommes sont en général des malades bipolaires traversant de façon tout à fait typique des états excessifs de tristesse alternant avec de grands moments de joie ou d’exaltation… » Et de citer tous les grands noms de l’histoire de la musique, de la peinture et de la littérature, sans oublier les grands chefs militaires et politiques, les PDG célèbres… Le premier effet de cette fresque édifiante était, pour les personnes réunies (les patients, leurs proches et les curieux), d’y trouver le signe qu’ils appartenaient sans doute à leur façon à la cohorte des génies.

Sur quelles bases, ces médecins psychiatres s’appuyaient-ils pour convaincre leur auditoire ? La classification de la maladie dans le DSM-V, l’ouvrage de référence de la majorité des psychiatres, et des photocopies de textes rédigés par des firmes pharmaceutiques pour promotionner leurs médicaments…

Si les maladies du cerveau enrichissent ceux qui en ont fait un marché, elles représentent en revanche une tragédie pour les malades et leurs proches, auquel s’ajoute le coût ruineux pour la collectivité. Ce poids budgétaire ne dérange pas les multinationales de l’assurance, bien au contraire : ils voient dans l’assurance maladie obligatoire un concurrent qui s’il disparaissait ou s’ouvrait au privé leur permettrait de décupler leurs bénéfices. Les employeurs en général y voient une charge dont ils aimeraient pouvoir se passer. Plus le déficit s’aggrave, plus il devient un argument pour remettre en question le système solidaire de la sécurité sociale.

En France, le paradoxe est que les firmes vendant les médicaments anti-Alzheimer profitent de la solvabilité assurée par la sécurité sociale (entre 260 millions et 400 millions d’euros) tout en contribuant à la mettre en péril. En Europe, le coût total de la maladie d’Alzheimer (et syndromes apparentés) était de 160,3 milliards d’euros en 2008. Il se situe maintenant entre 160 et 200 milliards d’euros (soit près de 1,5% du produit intérieur brut l’UE), dont 45% en coût direct 55% en coûts indirects. Le coût annuel moyen par personne atteinte de la maladie d’Alzheimer est de l’ordre de 22 194 €, dont 9 925 € en coûts directs et 12 270 € en coûts indirects.

À l’échelle européenne, le coût global de la prise en charge des maladies du cerveau est de l’ordre de 390 milliards d’euros par an, dont 55 milliards d’euros pour la seule maladie d’Alzheimer. Pour la collectivité, s’y ajoutent les frais non calculés qui sont liés aux effets secondaires (problèmes psychiques et hépatiques) et le remboursement des soins hors médicaments : consultations, soins à domicile, maisons de retraite médicalisées…La dépense n’est pas seulement scandaleuse, elle est criminelle car elle prive les autres priorités de santé publique de l’argent qui permettrait de sauver des vies.

Surtout n’allez pas décevoir les investisseurs en leur annonçant que les causes de la maladie sont identifiées et que les citoyens parviendront peut-être à convaincre les politiques de s’attaquer sérieusement à ces cofacteurs. D’ailleurs, ils ne voudront pas vous croire. Cette perspective ne fait pas partie de leurs plans, et l’engouement général qui s’est emparé du secteur interdit de songer à un tel cauchemar. La remarque ferait l’effet d’une parole déplacée et, au mieux, d’une pichenette ironique, comme nous l’avons souvent entendu dans les congrès très consensuels, y compris à bord du Train Alzheimer où nous avons troublé la fête. Personne n’a envie d’entendre parler de prévention, et encore moins des véritables causes. Pour protéger ce tabou, le mot d’ordre le plus souvent répété est : « La maladie d’Alzheimer n’a pas de causes connues hormis le vieillissement de la population. ». Quant aux espoirs de guérison, ils sont entièrement placés dans le génie génétique et les médicaments…

Cette concorde générale autour de la puissante logique spéculative des multinationales du soin n’a pas la vertu de répondre aux besoins de traitement des malades et encore moins à la nécessité de la prévention. Enregistrer des dividendes fabuleux sur le marché de ces maladies ne se traduit pas par une amélioration de l’état de la population. Bien au contraire, engouffrant l’argent public de la recherche, du soin et de l’accompagnement, tous ceux qui s’enrichissent avec ce « secteur formidablement porteur » ne font qu’enliser notre société face au fléau. Pire : en accentuant la marchandisation des maladies du cerveau et en siphonnant le budget national, ils anémient encore plus la prévention qui pourrait faire reculer le commerce des produits délétères.

Il serait bien sûr injuste d’attribuer aux seules impulsions de Nicolas Sarkozy le piège dans lequel notre société est tombée. Les orientations ont été prises depuis longtemps, même si ce dernier se vante d’avoir amplifié et accéléré le mouvement. Ses relations étroites avec les dirigeants des grands groupes privés intervenant dans le secteur de la santé et sa sympathie pour les thèses généticiennes outrancières attribuant plus volontiers les problèmes aux gènes qu’au parcours de vie ne l’aident sans doute pas à regarder la richesse des études scientifiques. Certains observateurs en santé considèrent même qu’il ne jouit pas de la liberté de jugement critique qui devrait être la sienne. Eléna Pasca, fondatrice de Pharmacritique, un site internet qui a acquis une réputation internationale pour la qualité de ses analyses, considère qu’il n’est pas le mieux placé pour définir une bonne politique de santé publique :

« Lui-même ancien avocat d’affaires de Jacques Servier, il a décoré ce dernier de la grande croix de la Légion d’honneur en juillet 2009. Dans le discours qu’il a prononcé à cette occasion, tout à la gloire de ce modèle à suivre par toute entreprise française, il a rappelé qu’il considérait que la législation était trop contraignante pour les affaires et l’administration trop tatillonne avec les fleurons de l’industrie pharmaceutique française, dont les médicaments seraient tellement contrôlés que c’en était dissuasif pour la bonne marche de l’économie… Le Médiator, trop contrôlé ? Les Américains n’en ont pas voulu, ils n’ont pas non plus homologué l’Acomplia de Sanofi, qui a dû être retiré, et bien d’autres spécificités de la florissante industrie pharmaceutique française. Non seulement le droit des affaires n’a rien de contraignant, mais, à l’inverse d’autres pays, la France manque cruellement de lois permettant de dissuader comme de réprimer les abus des industriels, les produits défectueux, les manquements à la loi sur la publicité, etc. Les Etats-Unis ont (entre autres) le False Claims Act et même la loi RICO, édictée pour lutter contre la mafia, pour punir les abus de l’industrie pharmaceutique ; il existe aussi une législation permettant de protéger les lanceurs d’alerte. Rien de tel en France. Nous avons… des chartes de bonne conduite, volontaires et non contraignantes. Autrement dit, tout comme les médecins, les firmes s’autorégulent. Et on est priés de les croire sur parole… C’est un signe patent de faillite des puissances publiques, qui sont la seule instance régulatrice légitime. »

L’orientation de la recherche sur les maladies neurologiques est la même que celle sur le cancer, comme nous le signale la spécialiste des risques industriels Annie Thébaud-Mony, directrice de recherche honoraire à l’Inserm : « Tout est orienté sur la thérapeutique et la génétique, qui alimentent les laboratoires, ainsi que sur l’imagerie médicale jamais sur la prévention. On contraint les chercheurs à s’enfermer sur la recherche des prédispositions génétiques, pendant ce temps-là l’exposition aux cancérogènes est complètement ignorée. Elle dérange, les décideurs ne veulent pas qu’on s’y intéresse. »

Par Christophe ETIENNE - Publié dans : Clés de santé - Communauté : Infos Santé
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Samedi 12 novembre 2011 6 12 /11 /Nov /2011 18:30

Les méfaits des métaux lourds et du mercure en particulier n’arrêtent plus de faire couler de l’encre ! de l’encre d’ailleurs capable de faire sauter une chape de plomb : celle des informations fiables sur les plombages, terme populaire pour désigner les amalgames dentaires. Malheureusement les pouvoirs publics français ne sont pas encore décidés à interdire le mercure utilisé dans les soins dentaires comme c’est déjà le cas en Suède, Norvège ou Danemark. Peut-être considère-t- on ces pays comme mal informés ou alors peut-être même comme sous-développés qui sait ? je crois surtout que les pouvoirs publics français attendent comme d’habitude que les journalistes d’investigations dénoncent le scandale dans les grands médias ! en effet à en croire la suite des « scandales » successifs qui secouent la grande presse nationale, on se demande finalement si ce n’est pas eux qui gouvernent la France !?

Je me souviens d’un reportage très bien réalisé en 2010 sur la qualité de l'eau courante, ainsi que la réalité du sort de certains déchets nucléaires en France, qui ne sont pas retraités comme ils devraient et contaminent des lieux publics dans le Limousin par exemple : les journalistes à la fin du reportage, interviewent Jean-Louis Borloo, alors ministre de l’écologie et celui-ci semble informé pour la première fois sur ce sujet par les journalistes ! bien-sûr il leur promet de réagir et de prendre les décisions qui s’imposent.. Du poison dans l'eau du robinet

depuis je ne sais à quel point le problème a été pris à bras le corps mais ça montre bien comment fonctionnent de nombreux fonctionnaires dans notre beau pays des droits de l’homme, apparemment très perméables à l’influence de divers lobbies  industriels, au mépris de l’éthique humaine et finalement de la santé de leurs propres petits-enfants..


De même, le mercure dentaire ou encore l’aluminium qui coule dans l'eau du robinet, malgré le fait que leur méfait a été mainte fois démontré, sont des "matériaux encore utilisés par certaines professions alors que les responsables sanitaires sont bien au courant" (!) expliquent Marie Grosman et Roger Lenglet dans leur dernier ouvrage (sorti en octobre 2011) « Menace sur nos neurones » : cf cet article

Ces responsables ne font rien, en tout cas ils ne se battent pas pour prendre des décisions courageuses, et se cachent probablement derrière les apparents conflits d’experts, faisant croire qu’ils ne savent pas que des conflits d’intérêt pourrissent la fiabilité des informations scientifiques transmises aux agences ministérielles.


Heureusement que nous avons de bons journalistes d’investigation et heureusement que maintenant il y a des blogueurs d’investigation et des « citoyens journalistes » ! Sylvie Renault en fait partie et on ne peut que saluer son livre-témoignage des « symptômes du mercure » dont elle souffrait et comment elle s’en est sortie : Si ça se peut : http://unlivreouvert.free.fr/Un_livre_ouvert/Presentation.html , autoédité, dont le titre est une réponse aux réactions si souvent entendus de la part des personnels médicaux.shapeimage_3.png

Dans son ouvrage, Sylvie Renault décrit ses symptômes et explique comment elle a décelé son intoxication et a fait le lien entre elle et ses symptômes. Elle décrit en seconde partie les méthodes de soin qui lui ont été proposées et qui lui ont sauvé la vie alors qu’elle était aux portes de la mort, après vingt six ans d’une maladie inexpliquée.

Avec Christian Bee (Mon retour à la vie, le long cheminement de la détoxification des métaux lourds), c’est la deuxième personne à éditer un témoignage sur ce sujet en quelques mois !

Par Christophe ETIENNE - Publié dans : Clés de santé - Communauté : Infos Santé
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  • Christophe ETIENNE
  • CLES DE SANTE
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  • phytothérapie médecines douces plantes médicinales compléments alimentaires spiruline
  • Défricheur de thérapies efficaces. Conseiller en phytothérapie et aromathérapie, diplômé du Dumenat (Fac de Paris XIII - Bobigny). Je considère la médecine intégrative comme la médecine du future. Amateur de baies, smoothies et autres élix

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