Jeudi 29 janvier 2009 4 29 /01 /Jan /2009 21:58

Voici une méthode qui agit sur la santé de la flore bucale, directement liée à la flore intestinale. Je l'ai essayé et je dois dire que j'ai été frappé de me sentir sensiblement mieux après !
Déroutante de simplicité, j'ai eu à plusieurs reprise écho de cette technique et vous en fait part à mon tour. Elle serait couramment utilisée dans de nombreux pays, de l'Inde à l'Europe de l'est. Elle est particulièrement indiquée pour les personnes présentant des troubles dans leur écologie intestinale. Il faut la pratiquer un certains nombre de fois avant d'en sentir réelement les effets.

Le Dr. F. KARACH, a participé dans les années 1990 à une réunion des l'Associations d'oncologues et bactériologues de l'Ukraine. Il a expliqué à cette occasion ce procédé de guérison aussi extraordinaire que simple, basé sur l'huile de tournesol (ou de sésame d'après l'ayurvéda). Remarque : Estelle Vereeck, spécialiste de dentisterie holistique, nous confirme les bienfaits de l'huile de sésame sur la santé bucco-dentaire : http://www.holodent.com/article-21583850.html.
Les résultats de cette méthode suscitent étonnement et doute. Mais tout un chacun peut tester cette "thérapie à l'huile " et ainsi expérimenter son efficacité. Il est étonnant de constater quels résultats peuvent être obtenus... 

La base de cette méthode
consiste dans un bain de bouche avec de l'huile. De cette manière, il est possible de détoxiner un certain nombres d'organes humains en même temps que contribuer à la bonne santé de la microflore, que l'on sait aujourd'hui être le pôle central de notre immunité. 

Selon les partisans de cette méthode, l'organisme humain est programmé pour 140 à 150 ans, mais en réalité l'homme vit seulement la moitié de son temps. Cette méthode améliorerait : maux de tête, bronchites, maux de dents et de gencives, phlébites, maladies du sang, arthrose, eczéma, ulcère de l'estomac, troubles de l'intestin, troubles du cœur et des reins, encéphalite, troubles gynécologiques, des poumons, du foie, du sommeil.
Ainsi il serait possible de prévenir les maladies occasionnées par les effets secondaires des médicaments. On a même raporté une amélioration sensible, en trois jours, d'une arthrose aigüe qui nécessitait l'alitement.  D'autres soutiennent que cela leur permet de diminuer les  cernes sous les yeux le matin, et de se sentir bien et reposé au réveil ! Certains effets sont spectaculaires tels que le raffermissement des dents desserrées, la cessation des saignements des gencives et les dents plus blanches.

LA MÉTHODE: Rincer la bouche avec de l'huile végétale,(le mieux est l'huile de tournesol ou de sésame, mais l'huile d'olive est aussi possible), 1ère pressée à froid, max.- 1 cuiller. à soupe ; min. 1 cuiller. à thé) c'est-à-dire, il faut "mâcher" ou "sucer" l'huile, la faire passer dans toute la bouche, entre les dents…et ceci pendant 15 à 20 minutes ! Le mieux serait de le faire avant le petit déjeuner, mais on peut le faire aussi 2 à 3 fois par jour, mais toujours avant les repas. L'huile d'abord épaisse, devient liquide. Le liquide craché doit être blanc comme le lait, s'il est jaune, le processus de rinçage était trop court ! Après avoir craché l'huile usée, bien rincer la bouche et brosser les dents, car dans le liquide craché se trouvent une grande quantité de microbes et bactéries ; en regardant ce liquide avec un microscope (600x), on verrait des microbes dans leur premier stade de développement. Pendant le processus du rinçage, le métabolisme de notre corps s'accélère.
Le bain de bouche à l'huile est également très utile en cas de probèmes de gencive.

Par Christophe ETIENNE - Publié dans : Clés de santé - Communauté : Bien-être
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Vendredi 9 janvier 2009 5 09 /01 /Jan /2009 22:54

J'ai eu plusieurs fois recours à un éthiopathe, et j'ai pu constaté leur haut de connaissance du fonctionnement du corps humain. Les éthiopathes, comme les ostéopathes, interviennent sur une large  palette de pathologies, de la douleur diffuse de l'épaule au disfonctionnement gynécologique, de l'encombrement ORL à l'hernie discale.

L'étiopathie, c'est le reboutement élevé au rang de  médecine. Je profite d'une brochure que j'ai sur l'étiopathie pour vous présenter cette méthode remarquable.


« Etio » vient du grec « aïtia », la cause
, l'étiopathie s'attache à rechercher l'origine du mal dont on souffre. C'est cet aspect qui m'a
particulièrement attiré. L'un des livre de référence se nomme L'étiopathie, soigner sans médicaments.

 

 Par l'intermédiaire de techniques de soin, au-delà des symptômes, on s'attaque directement aux causes dans le but de les faire disparaître. L'objectif est de rétablir et assurer l'harmonie des structures corporelles, indispensables au maintien d'une bonne santé. L'étiopathie peut jouer aussi bien un rôle préventif que thérapeutique.

Le qualificatif de mécanique, propre à la méthode étiopathique, désigne un mode de raisonnement rigoureux et très logique qui permet de mettre en évidence la cause d'une souffrance physique ou d'une pathologie, en identifiant  les phénomènes négatifs produits par une lésion causale, ou primaire. L’étiopathie est la seule méthode  cependant à pratiquer une systémique du corps humain, et à considérer le fonctionnement des organes et des appareils dans leurs différentes interactions.

 
Un étiopathe traite aussi bien les problèmes aigus que les affections fonctionnelles chroniques. Du nourrisson à la personne agée, le traitement s'adresse à toute personne quelque soit son état : à chaque cas, il appliquera la technique adaptée au patient.

 

Par exemple, les hépatites (à l'exception de l'hépatite C), ont pour origine un mauvais fonctionnement mécanique au niveau du duodénum et du système biliaire (le développement viral n'est que secondaire). Les manipulations étiopathiques règlent la question dans la plupart des cas en quelques séances.

 

Les techniques manuelles n'est pas une invention récente. Idéalisés par Asclépios, vantés par Hippocrate et par Gallien, depuis des millénaires, des spécialistes en manipulation se sont transmis et ont enrichi au fil des générations un savoir empirique très efficace. Qui pouvait se permettre, autrefois, par exemple d'être bloqué à l'époque des moissons ?

Durant plusieurs siècles, les rebouteux n'ont cessé d'observer et de résoudre, par la chirurgie non instrumentale, les difficultés quotidiennes des Hommes. L'héritage de leur savoir empirique est un inestimable trésor de connaissances.


Pour étendre la portée de cet embryon de médecine mécaniste, et pour élargir à toute la pathologie humaine son éfficacité mainte fois éprouvée, il fallait d'abord expliquer pourquoi les techniques manuelles étaient efficaces, et comment elles l'étaient. Ce fut l'objet des travaux de Christian Trédaniel à partir de 1959. Formé à la philosophie, à la logique, aux mathématiques, assistant d'un médecin qui avait déjà inventorié des dizaines de manipulations traditionnelles, il établit les principes fondamentaux pour une médecine étiopathique, introduisant ainsi dans la tradition du reboutement, le cadre scientifique permettant de spécifier et de développer les techniques ancestrales.
L’étiopathie est un enseignement en perpétuel évolution et perfectionnement.

Quelques pathologies pour lesquelles l'étiopathie est particulièrement efficace :

- les amygdalites, en provoquant et favorisant l’évacuation des cryptes infectées et en normalisant leur circulation.

- les dorsalgies : la plupart des douleurs dorsales sont dues à des désordres mécaniques vertébraux, et à des ligaments qui souffrent. Le grand bénéfice de l’intervention étiopathique est d’être efficace et sans effets secondaires.

- les sciatalgies : avec ou sans hernies discales, elles relèvent pour la plupart d’une souffrance ligamentaire créée par une malposition articulaire.

- les fibromes : ces nodules du tissu utérin sont normalisées par des manipulations favorisant la circulation dans le tissu. On peut dans la plupart des cas retarder l’intervention chirurgicale jusqu’à la ménopause, qui marque le déclin du développement du nodule.

- les troubles liés à la grossesse : des solutions positives et rapides sont proposées : nausées, douleurs lombaires, cervicales, brachiales, hémoroïdes, constipation, etc… L’accouchement peut se préparer dans d’excellentes conditions.

- les hépatites et les jaunisses : remarquable efficacité en 6 à 8 interventions sur les problèmes siégeant au niveau du duodénum et du bas cholédoque.

- les otites : une action directe sur la trompe d’Eustache améliore de nombreux cas.

- les sinusites : amélioration grâce à une normalisation de la vascularisation des sinus et aide à l’évacuation des dépots purulents.

- les tachycardies : relève le plus souvent d’un désordre des informations parvenant au cœur. Des interventions étiopathiques peuvent aider nettement ce problème.

Mais l'étiopathie est efficace sur de nombreuses autres douleurs et maladies, cf le site 
http://www.etiopathie.com/portail/index.php


Quel coût ? comme pour l’ostéopathie, à laquelle elle est apparentée, les séances ne sont pas remboursées par la sécurité sociale mais sont en revanche prises en comptes par de plus en plus de mutuelles. Ces dernières se sont aperçues de son efficacité, et préfèrent financer quelques séances d'étiopathie afin d'éviter ou de retarder une intervention chirurgicale, fort coûteuse (sans parler des conséquences et des effets secondaires !), ou encore activer la guérison d'une chronicité.

La formation des praticiens ? dispensée dans plusieurs villes françaises, les études d’étiopathie durent cinq ans, totalisant plus de 5000 heures de cours, sans compter le travail personnel et l’année d’assistanat obligatoire dans un cabinet d’étiopathie.

Anecdote médiatique : VSD a publié début janvier 2009, sous forme de scoop, un article concernant le suivi du président Nicolas Sarkosy par un étiopathe quelque peu charismatique, Jean-Paul Moureau, également coach, habitué à s'occuper de la haute société parisienne. 

 

Par Christophe ETIENNE - Publié dans : Clés de santé - Communauté : Bien-être
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Mardi 6 janvier 2009 2 06 /01 /Jan /2009 10:04

5 janvier 2009 - Autorisés depuis de nombreuses années comme édulcorants alimentaires au Japon, en Asie et en Amérique du Sud, les extraits de stévia obtiennent le même statut aux États-Unis, grâce à Coca-Cola et à PepsiCo.


En décembre dernier, la Food and Drug Administration (FDA) américaine a autorisé ces deux géants à utiliser des extraits purifiés de stévia dans leurs produits, soit le Truvia® (Coca-Cola) et le PureVia® (PepsiCo). Rappelons que la FDA, tout comme Santé Canada, ne permettait la vente de stévia que sous forme de supplément alimentaire : son usage était interdit dans les produits alimentaires transformés.

Dès que la décision de la FDA a été connue, Coca-Cola a annoncé le lancement imminent de Sprite Green® et de certains jus Odwalla® sucrés avec du stévia, tandis que PepsiCo prévoyait mettre en marché la SoBe Lifewater® sans calorie.

Bien que les deux entreprises espèrent ainsi contrer le déclin des ventes de boissons gazeuses, la partie n'est pas gagnée d'avance. En effet, l'extrait de stévia se marie bien avec les boissons citronnées, mais il semble que la recette pour le cola ne soit pas encore au point. De plus, les extraits de stévia sont environ trois fois plus chers que les édulcorants artificiels actuellement utilisés dans les boissons gazeuses.


Des réactions opposées

Deux organisations ont réagi de façon totalement opposée à la décision de la FDA, par voie de communiqué. Mark Blumenthal, fondateur et directeur du American Botanical Council, s'est réjoui de cette approbation, soulignant que les consommateurs pourraient ainsi avoir accès à un édulcorant sécuritaire, naturel et sans calorie1.

Michael F. Jacobson, directeur du Center for Science in the Public Interest, considère quant à lui qu'il est beaucoup trop tôt pour permettre que des millions de personnes consomment cette substance. La FDA aurait dû exiger plus de tests à long terme sur des animaux, notamment en ce qui concerne les risques de cancer2, estime-t-il.


Et au Canada?

À quand du stévia dans les boissons gazeuses canadiennes? Pour l'instant, la vente de stévia (plante brute et extrait) est permise ici à titre de supplément alimentaire, mais pas comme édulcorant ajouté aux aliments transformés. « Il n'y a actuellement pas suffisamment de données ni de preuves probantes quant à l'innocuité de ces composés dans un contexte d'additions aux aliments », soutient Santé Canada.

Le Ministère se dit prêt à réviser cette position si l'industrie alimentaire fait une demande d'approbation pour ajouter l'extrait de stévia aux additifs autorisés. Santé Canada affirme toutefois « ne pas pouvoir confirmer, pour des raisons de confidentialité, si des demandes de licences pour ce produit sont actuellement à l'étude ».

En juin 2008, un comité conjoint de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture et de l'Organisation mondiale de la Santé a approuvé l'utilisation de l'extrait de stévia comme additif alimentaire dans les produits transformés3. L'Australie et la Nouvelle-Zélande ont fait de même quelques mois plus tard.

 


Françoise Ruby - PasseportSanté.net

D'après Herbalgram, Wall Street Journal et NPR News

Par Christophe ETIENNE - Publié dans : Clés de santé - Communauté : Bien-être
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Dimanche 4 janvier 2009 7 04 /01 /Jan /2009 18:38

Origine

L’urucum, (ou roucou, rocou, arbre rouge à lèvre ; en  latin : bixa orellana) est un arbre des régions d'Amérique tropicale, de 3 à 10 mètres de hauteur (en anglais il se nomme achiote). Il est également cultivé dans le sud-est asiatique. Les feuilles, les racines et les graines servent à de nombreux usages médicinaux. Mais ce sont les graines qui sont les plus réputées. Réduites en poudre, les indiens d’amazonie l’utilisaient pour colorer l'alimentation (riz, poisson, poulet), mais aussi pour protéger leur peau du soleil et des insectes et comme peinture corporelle.

Lorsque les portugais sont arrivés sur le territoire brésilien au 16 ème siècle et ont pénétré l'Amazonie, ils ont constaté que les indiens étaient enduits d'une poudre rouge qu'ils mélangeaient quelquefois à de l'huile d'Andiroba. C'est l'origine de la dénomination de « Peaux Rouges » pour désigner les amérindiens.

Le pigment de l’urucum est courament utilisé comme colorant alimentaire, donnant leur couleur orangé à certains fromages type Edam (code européen E160b).

 

Usage

 

Sa teneur exceptionnelle en bêta-carotène, 100 fois plus que dans la carotte, fait de l'Urucum un condiment à intégrer dans de nombreuses préparations, boissons, huile et plats, auxquelles il apporte une belle couleur orangée. Il est également riche en sélénium, magnésium et calcium, ce qui en fait un aliment hautement antioxydant, et sera particulièrement utile pour protéger notre peau des agressions diverses et notamment des rayons U.V., mais aussi comme activateur de bronzage. On l’utilise en usage interne et en usage externe.

 

1)      usage externe : on mélange les graines d’urucum par exemple à de l’huile de jojoba (il suffit de laisser baigner les graines quelques jours). Cette huile pourra être utilisée comme un protecteur solaire indice 4.
 

2)      Usage interne : une cure de graines d’urucum, en stimulant la mélanine, prépare la peau au soleil et lui donne une très belle teinte abricot. Pour se faire on mélange les graines à l’alimentation qui va se colorer subtilement en orangé (laisser tremper les graines dans le bouillon ou l’huile de table) ou tout simplement dans une bouteille d’eau, qui va se charger en pigments en une nuit.

 

Notre partenaire Totum/Voy suggère de renforcer son action antioxydante en l’ajoutant à de l'acerola et éventuellement du gomphrena et obtenir ainsi un bon cocktail de vitamines, oligo-éléments, acides aminés et minéraux organiques.

Qualité d'urucum recommandée : http://www.herbajovis.com/urucum.htm

 

Par Christophe ETIENNE - Publié dans : Clés de santé - Communauté : Bien-être
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Samedi 6 décembre 2008 6 06 /12 /Déc /2008 23:03

Par le professeur Lucien Israël

Extrait de la revue « Médecines Nouvelles » N°98, 3è trimestre 2000, pp 5


Au cours du congrès organisé par le docteur Philippe Lagarde, à Trévise, le professeur Lucien Israël a donné une communication, dans laquelle il a confié, pour la première fois, sa conviction intime selon laquelle le cancer ne serait pas, comme on le croit encore actuellement, une pathologie au sens propre, une maladie, mais plutôt un processus biologique inextricablement mêlé à l'apparition de la vie sur la Terre, un programme génétique hérité des premières bactéries apparues à la surface du monde.


J'ai commencé à soigner des cancers au tout début des années 60 et je me suis toujours demandé quel était le statut de cette maladie, qu'est-ce que cela pourrait vouloir dire, du point de vue de l'évolution de la vie sur cette planète, cette maladie qui n'est pas une infection, qui n'est pas une dégénérescence et qui n'a pas d'homologue. Soigner le cancer, c'est bien et nous faisons quelques progrès dans ce domaine, heureusement. Mais, essayer de comprendre ce que cela veut dire, dans l'aventure des êtres, c'est autre chose. Et, finalement, je crois que j'ai fini par comprendre. Vous allez en juger.
Je veux, tout d'abord, vous parler du rapport qui existe entre le cancer et le vieillissement. Premièrement, l'incidence des cancers augmente comme la quatrième puissance de l'âge. Je parle des cancers sporadiques. Il se passe donc que quelque chose entre cancer est vieillissement.

 

La survie de l'espèce humaine.
Deuxièmement, il y a une relation linéaire entre l'âge de la reproduction, la longévité moyenne et l'âge moyen d'apparition de cancers sporadiques. Cela signifie que la nature a investi devant les défenses contre le cancer, en vue d'assurer les lignées et non pour protéger les individus.
Quand nos enfants arrivent à l'âge de la reproduction, les défenses commencent à baisser, non seulement contre le cancer, mais aussi contre le vieillissement. Et, du reste, se sont les mêmes.
On vous a parlé beaucoup du stress oxydatif, et à juste titre. Nous en sommes protégés par un certain nombre d'enzymes, mais ces enzymes s'usent avec l'âge.
Le stress oxydatif, ou bien lèse les tissus qui vieillissent, ou bien provoque des dommages génétiques, qui induisent une révolte des cellules.
Une cellule agressée a deux choix :
- ou elle meurt en déclenchant l'apoptose,
- ou elle se révolte et c'est le cancer.
Donc, la nature nous protège. Elle a investi dans la maintenance de nos défenses jusqu'à ce que nos enfants arrivent à l'âge de la reproduction et ensuite, elle se désintéresse de nous, la lignée étant assurée.

La théorie classique de la cancérogenèse.
Quelle est la théorie classique de la cancérogenèse ? Celle qui est enseignée actuellement ? C'est la loi du hasard. Nous sommes plongés dans le temps, et nous accumulons des lésions liées aux agressions environnementales. Le temps et le hasard se combinent pour aboutir à l'initiation, puis à la promotion (voir dans "médecines nouvelles" nº 1 à 4, les articles du docteur Philippe Lagarde sur les mécanismes de déclenchement des cancers). À partir de ce moment-là, il y a une prolifération qui échappe aux contrôles internes. Il existe deux types de contrôle interne : les anti-oncogènes et puis un échange de messages entre les cellules, pour contrôler leur prolifération réciproque.
Maintenant, il faut que je vous parle d'un autre phénomène : la progression dans la malignité.
Une cellule cancéreuse va devenir de plus en plus maligne, de plus en plus agressive, se doter de propriétés supplémentaires - qu'elle acquiert au fil du temps - et qui vont finir par la rendre autonome. Dans la conception classique, la progression dans la malignité est également due au hasard des mutations qui s'additionnent. C'est ce qui est enseigné actuellement. Je voudrais discuter les faiblesses de cette théorie.

Rien ne se fait au hasard.
La progression d'un phénotype de plus en plus malin, rapide, implacable, toujours dans le sens de la progression, ne semble pas être due au hasard. Chaque fois que la cellule cancéreuse acquiert une propriété supplémentaire, ce n'est jamais neutre, jamais pour rien. Elle se fabrique des facteurs de croissance, des hormones, des agents proliférant (COX2 par exemple). On ne voit jamais l'inverse.
Le hasard n'a aucune part dans la progression vers la malignité.
D'autre part, les gènes silencieux au sein des cellules normales sont réactivés, mais pas mutés. Cette biologie de la cellule cancéreuse ne dépend pas des mutations provoquées au hasard par l'environnement.
La progression vers la malignité est un phénomène qui se déroule de façon programmée et qui ne doit rien au hasard.
Prenons l'exemple de la télomérase. À chaque division cellulaire, nos télomères s'usent et, un jour il n'y en a plus assez (les télomères présents à chaque extrémité des chromosomes humains permettent de définir la longévité maximale de l'espèce humaine, estimée aujourd'hui à 120 ans environ).
On peut réactiver le gène de la télomérase mais, si on le fait, la cellule devient cancéreuse. Pas de chance. Pourra-t-on, un jour, surmonter le problème ?

Une organisation sophistiquée.
Les cellules tumorales apprennent à fabriquer des facteurs de croissance autocrines, en réactivant les gènes dormant chez une cellule normale. Elles vont aussi fabriquer des récepteurs aux facteurs de croissance paracrines qui viennent d'ailleurs.
Par ailleurs, il se passe autre chose de tout à fait extraordinaire : ces cellules cancéreuses arrivent à subvertir les cellules normales de l'entourage, pour les aider dans leur prolifération.
C'est ainsi que les fibroblastes se mettent à fabriquer des facteurs de croissance, que les macrophages fabriquent des prostaglandines, que les cellules endothéliales répondent de plus en plus aux facteurs angiogéniques, etc.
Et puis, il va encore se passer autre chose qui caractérise la progression dans la malignité. C'est l'apparition des mécanismes de résistance aux agents toxiques, utilisés en particulier dans les traitements.
En gros, les grands mécanismes de résistance font que ces agents toxiques sont éliminés. Certains sont clivés, mais la plupart sont refoulés vers l'extérieur.
On a l'habitude de penser que cette résistance est induite par les médicaments. Ce n'est pas vrai, puisqu' il existe des formes de résistance qui apparaissent dès la première chimiothérapie.
Au terme de la progression, les cellules cancéreuses sont devenues complètement insensibles aux traitements.
Enfin, nous avons démontré que les cellules cancéreuses induisent la fabrication des protéines de l'inflammation par le foie. Nous avons testé ces protéines in vitro (orosomucoïdes et autres) dans des systèmes mesurant le chimiotactisme.
Nous avons constaté et publié dans "Cancer Research" que les protéines de l'inflammation qui recouvrent les cellules cancéreuses font reculer les macrophages et les lymphocytes, c'est-à-dire induisent un chimiotactisme négatif.
Nous avons aussi montré qu'elles peuvent encore faire autrement, en fabriquant l'antigène Phas : lorsque les lymphocytes lisent Phas, ils meurent. C'est-à-dire que les cellules cancéreuses envoient des antigènes tueurs vers les lymphocytes.
En fait, avec la prolifération cancéreuse, il s'agit de la conquête progressive d'une extraordinaire autonomie et qui dépasse les défenses internes et externes.
Une autre façon de dire les choses est qu'on n'observe pas une disparition du programme suppresseur.
L'évolution, dans les organismes multicellulaires, a installé différents systèmes anti-oncogènes, pour contrôler la prolifération.
Dans un tissu normal, une cellule différenciée arrive, un jour, au terme de son existence, perd ses récepteurs aux facteurs de croissance et se suicide : c'est ce qu'on appelle l'apoptose.
À ce moment-là, une cellule-souche aperçoit cette disparition et commence à se diviser en deux cellules. L'une redevient cellule-souche et l'autre va entamer le chemin vers la différenciation.
Dans le cas du cancer, les choses ne se passent pas du tout ainsi.
Premièrement, les cellules cancéreuses résistent à l'apoptose et elles y résistent au point que ce sont les seules cellules capables de se donner une postérité anormale.
Une cellule endommagée va se suicider, plutôt que d'avoir une postérité anormale. La cellule cancéreuse accepte de transmettre un dommage, c'est ce qu'on appelle "l'erreur prone" d'Einert Rupert.
La prolifération se fait, de plus en plus, en dehors des besoins. La cellule cancéreuse a pris les mesures nécessaires pour surmonter tous les obstacles à sa prolifération et elle se divise à l'infini.
Voilà ce qu'est un cancer et c'est assez impressionnant.
Pour se protéger, les organismes multicellulaires ont mis au point différents systèmes d'anti-oncogènes, mais dans le processus cancéreux, les anti-oncogènes, ou bien sont réduits au silence, ou bien sont mutés, et la tumeur continue sa prolifération infinie.
On peut, bien sûr, dire que la cellule tumorale ne maîtrise pas bien son avenir, puisqu'elle va finir par tuer l'hôte et mourra avec lui. Mais, elle aura eu une quantité considérable de générations supplémentaires.
J’allais oublier encore une chose extraordinaire, quand on y réfléchit.
La tumeur envoie des métastases. Elle ne se contente pas de rester localisée.
Elle met en oeuvre des moyens avec les protéases qui lui permettent de franchir les membranes, de survivre dans le torrent circulatoire - dans lequel il existe des variations de tension d'oxygène tout à fait extraordinaires - puis de fabriquer un caillot, pour s'agréger quelque part et traverser l'endothélium.
C'est ainsi qu'une cellule pulmonaire, par exemple, peut survivre dans le foie, quand elle est cancéreuse. Il s'agit, une fois encore, de l'acquisition de propriétés nouvelles, destinées à la survie de la cellule cancéreuse.

Un programme de survie.
Voyant le caractère implacable de cette maladie, j'en suis venu à penser que le hasard n'avait rien à voir avec elle, et qu'en réalité il s'agissait plutôt d'un véritable programme de survie. Les cellules cancéreuses se dotent d'un programme de survie.
J'ai découvert, avec plusieurs années de retard, je le confesse, qu'il existait un tel programme de survie dans la nature. Les bactériologistes le connaissent depuis 1974. Ils l'ont décrit. Il s'appelle le "système S.O.S. " C'est de lui que je veux vous parler à présent.
Le système S.O.S. des bactéries, qu'est-ce que cela peut bien-être ?
Tout d'abord, il faut remarquer une chose : les bactéries sont nées à la surface de cette planète, il y a environ 3 milliards et demi d'année.
Elles ont résisté à tout.
Actuellement, certaines d'entre elles ont appris à survivre aux antibiotiques. Savez-vous que, lorsque des bactéries différentes cohabitent, elles échangent des gènes de résistance ?
Elles témoignent de facultés d'adaptation extraordinaires, qui leur permettent de surmonter tous les aléas.
Comment fonctionne ce système S.O.S. ?
Eh bien, il répond à toutes sortes d'agressions différentes (diminution ou disparition du milieu nutritif, modification du pH, de la température, etc.) en déclenchant, en même temps, toutes sortes de gènes (une quinzaine, en bloc). Tous ces gènes sont sous la commande d'un seul gène Lex A.
De même, il existe un seul gène qui déclenche ce programme de survie : Rex A qui, lui, est activé par n'importe quel type d'agression mettant en jeu la survie de la bactérie.
En 1994, je tombe des nues, lorsque je découvre qu'il existe une analogie, une homologie, entre les gènes du système S.O.S. et les gènes activés dans les cancers.
Au fond, nous ne pouvions qu'hériter des gènes des bactéries. La vie n'a été inventée qu'une seule fois sur cette planète. Par conséquent, nous sommes les enfants des bactéries et nous avons hérité le système S.O.S.
C’est là le témoignage de la puissance extraordinaire de la vie.
Je suis donc persuadé que le phénomène auquel nous avons donné le nom de cancer, n'est rien d'autre que la réactivation, dans nos cellules, de ce programme de survie.
Les preuves commencent à apparaître. C'est ainsi que nous avons découvert, dans nos cellules, un homologue du gène Rex A, qui est impliqué dans la recombinaison, la préparation, la prolifération des cellules : c'est RAD 51.
Il existe un système de répression du système S.O.S. chez les organismes supérieurs : les anti-oncogènes. Mais, ce système de répression s'use avec le temps.
Pour le moment, nous n'avons pas trouvé d'homologue de Lex A, c'est-à-dire du répresseur central. Je pense qu'on le découvrira un jour.
Il est probable que les cellules cancéreuses, au sein d'une tumeur, échangent leurs gènes de résistance, tout comme les bactéries.


Premières conclusions.
Premièrement, le cancer accompagnera l'humanité, dans sa marche vers le futur. Ce n'est pas une maladie qui sera éradiquée. Mais nous serons, probablement, capables de la domestiquer.
Deuxièmement, une thérapie génique existera, lorsqu'on découvrira un homologue de Lex A. On pourra, alors, verrouiller les gènes de S.O.S.
Troisièmement, une chimiothérapie peut tuer des cellules cancéreuses - et il n'est pas question de s'en passer pour le moment du moins - mais, lorsqu'elle ne tue pas les cellules, elle ne peut que représenter une agression et rendre les cellules cancéreuses qui en ont réchappé encore plus résistantes, plus malignes et plus agressives.
Il faut donc utiliser des produits variés, de façon prolongée et les accompagner de toutes sortes de mesures : agents différenciant, anti-angiogéniques, pro-aptogènes, anti-corps anti-facteurs de croissance, etc.
Je vous remercie.

Professeur Lucien Israël
Extrait de la revue « Médecines Nouvelles » N°98, 3è trimestre 2000, pp 5

 

Par Christophe ETIENNE - Publié dans : Clés de santé - Communauté : Bien-être
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  • Christophe ETIENNE
  • CLES DE SANTE
  • Homme
  • Ile de France
  • phytothérapie médecines douces plantes médicinales compléments alimentaires spiruline
  • Défricheur de thérapies efficaces. Conseiller en phytothérapie et aromathérapie, diplômé du Dumenat (Fac de Paris XIII - Bobigny). Je considère la médecine intégrative comme la médecine du future. Amateur de baies, smoothies et autres élix

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