Clés de santé

Mardi 22 novembre 2011 2 22 /11 /Nov /2011 16:23

D’où vient-elle, que fait-elle ?

 

 Originaire de l’Asie du Sud Est, la curcumine demeure la composante majoritaire du Curcuma parfois appelé Safran Indien (à ne pas confondre) à cause de sa couleur d’un jaune intense. Epice cousine du gingembre, le curcuma est cultivé en Inde depuis semblerait-il des millénaires avant JC. Le pays en est le plus gros producteur et fournit 94 % de la demande mondiale. Outre son utilisation comme teinture ou colorant (c’est le E100 de nos aliments) l’épice est utilisée comme condiment - ingrédient principal du curry - et révèle d’incroyables propriétés médicales.

Dans l’Inde antique, le curcuma longa était déjà décrit comme « la plante qui nettoie le corps » et a très tôt été cité dans les traités médicaux Sanskrits pour son utilisation dans la médecine Ayurvédique.

Aujourd’hui c'est la curcumine, principe actif du curcuma, qui intéresse les chercheurs... A ne pas confondre afin que vous ne soyez pas tenté de vous goinfrer de curcuma, ce qui ne serait pas suffisant pour obtenir des résultats thérapeutiques, et ce qui ne serait pas forcément très agréable car autant un bon curry peut être excellent, autant le curcuma seul est moins goûteux...

 

Plusieurs études scientifiques démontrent les bienfaits de la curcumine pour lutter contre le cancer, l’Alzheimer, le cholestérol, les rhumatismes, les maladies cardio-vasculaires, les problèmes digestifs et de peaux et encore bien d’autres…on lui reconnait des propriétés anti-oxydantes (on y reviendra), antifongiques, antibactériennes et anti-inflammatoires.

Pas peu pour une racine de plante (rhizome) en forme de gros doigts grisâtres agglomérés les uns aux autres…

  curcuma-copie-1.jpg

 

…qui une fois déterrée, nettoyée, séchée et réduite en poudre donne ça :

 

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En Inde le curcuma est traditionnellement utilisé comme stimulant du foie, contre l'acidité gastrique, et en dermatologie on le donne dans les cas de psoriasis et les mycoses.

 

Un espoir dans la lutte contre le cancer


Pléthore d’études mettent en évidence le pouvoir anti-cancer de la curcumine et des épices plus généralement. Et, même si une comparaison entre le taux de cancer en Inde et en Europe ne suffit pas à prouver que le régime alimentaire serait la seule protection contre la maladie (les conditions de vie étant beaucoup trop différentes), des recherches sérieuses effectuées dans multitudes de laboratoire du monde entier révèlent des résultats qui laissent pantois la communauté scientifique.

A titre d’exemple, des chercheurs britanniques ont comparé le taux de cancer entre les anglais « blancs » et les indo-anglais dans une même ville. Cette étude démontre que « les indo-anglais ont un moins grand risque significatif de développer un cancer » et que « cela pourrait être dû au facteur alimentaire étant donné que les Sud-Asiatiques vivant en Angleterre maintiennent une alimentation riche en curcumine »[1].

D’autres recherches, et notamment celle du professeur Bharat Aggarwal, prouve que la consommation de curcumine est bénéfique tant dans la prévention que le traitement du cancer[2][3]. Elle fait régresser les cancers déjà existants, en forçant les cellules cancéreuses à mourir (apoptose). Elle supprime l’effet mutagène de certaines substances (tabac par exemple)[4] et rend la chimio plus efficace en interférant directement « avec le NF-kappaB, qui protège les cellules cancéreuses contre les mécanismes de défense du corps»[5] . Donc elle est aussi bien conseillée dans les cas de prédispositions génétiques ou environnementales que de maladie effective. Par contre cuisiner un plat au curry par semaine ne sera pas suffisant ! Il en faut une consommation quotidienne : une demi-cuillérée par jour fera l’affaire. On trouve aussi de la curcumine dans le commerce sous forme de gélules ou de poudre.

 

La curcumine en guerre contre les radicaux libres - ou les propriétés anti-oxydantes de l’épice

 Radicaux libres ? Mais oui, ces molécules que notre corps produit chaque fois qu’il se sent agressé. La pollution, le stress, la malbouffe, le tabac, l’alcool créent une réaction chimique dans notre organisme. Ce dernier développe un grand nombre de molécules incomplètes (les radicaux libre donc) qui viennent se coller aux cellules saines et les oxydent. Le vieillissement de nos cellules s’accélère, par un processus similaire à de la rouille sur un métal, et si le corps ne les élimine pas assez vite, il développe des maladies. Cela dit, normalement grâce à une bonne hygiène de vie et une bonne alimentation en particulier, notre corps se défend très bien, et assimile des antioxydants capables de détruire ces radicaux libres. Mais avec nos modes de vie actuels, il a tendance à peiner dans l’auto-nettoyage… Le curcuma fait partie des cinq premiers aliments contenant le dosage le plus significatif d’antioxydant (avec le clou de girofle, le gingembre, l’origan et la cannelle). Des chercheurs du monde entier s’intéressent donc depuis des décennies à cette propriété :


-          La curcumine serait un puissant inducteur de certaines protéines impliquées dans la défense des neurones conduisant à ralentir le déclin cognitif et donc le développement de l’Alzheimer

-          Elle préviendrait la peroxydation des lipides dont le cholestérol, et empêcherait la naissance de composés amplifiant l’épaississement de la paroi des artères et l’obturation de celles-ci. Protégeant ainsi contre les maladies cardio-vasculaires (athérosclérose et thrombophlébite) et le diabète (en étude actuellement)

 

 

Vertus anti-inflammatoires et aide digestive


La curcumine est également reconnue pour ses propriétés anti-inflammatoires articulaires (rhumatisme, arthrite, douleur musculaire), pulmonaires (asthme) et hépatiques (hépatite, jaunisse, maladie de Crohn). « Il semble qu’elle agisse en inhibant des enzymes qui participent à la synthèse des substances inflammatoires »[6]. Son action est comparable à celle de la cortisone, les effets secondaires en moins…

Elle améliore également la digestion « en stimulant le foie et la vésicule biliaire - l’excrétion de la bile en est augmentée. Elle semble accroître la production d’enzymes pancréatique »[7] . Elle peut donc prévenir la formation de calculs, d’ulcères gastriques, et soigne les problèmes de ballonnement, de flatulence, de dyspepsie, de diarrhée et d’atonie digestive.

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Quelques recommandations…


-          Il est vivement recommandé qu’elle soit associée à de la pipérine (poivre) et de l’huile pour être assimilée correctement par le corps.

-          Il est préférable de ne pas l’associer à des anticoagulants (tiens comme le goji..), de ne pas en abuser pendant la grossesse, et de faire attention avant une opération (on ne sait jamais). Mais en prendre à dose thérapeutique ne présente aucun danger.

 

 



[4] Materia Medical de Flora Medicina 

[5] Anticancer, David Servan- Schreiber, ed. Robert Laffont, 2007, p. 176

[6] Materia Medica de Flora Medicina 

[7] Ibid

Par Christophe ETIENNE - Publié dans : Clés de santé - Communauté : Infos Santé
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Lundi 21 novembre 2011 1 21 /11 /Nov /2011 00:41

Un discours magistralement clair et simple de la part du désormais célèbre Dr Bruce Lipton, auteur entre autre du très remarqué livre Biologie des croyances (Ed. Ariane). Il s'exprime depuis Hawaï, lors du dernier Congrès mondial de médecine quantique, au micro de la globe trotter passionnée de développement personnel Lilou Macé.

 

 


 

Pour avoir la totalité des interviews de Lilou : World Congress of Quantum Medecine 2011

  Congrès organisé par l'Iquim : l'Université internationnale de Médecine Intégrative, située à Honolulu (Hawaï), dirigé par le Docteur canadien Paul Drouin (Iquim), et où interviennent entre autre les Docteurs Bruce Lipton, Amit Goswami, et bien d'autres.

 

En France, Emmanuelle Labat, une passionnée de thérapies quantiques basée en Bretagne à Roscoff nous parle de cette Université : Formation quantique. Elle a choisi d'enseigner l'approche quantique, et connait particulièrement bien la technologie SCIO, que je connais puisque j'ai fait une séance SCIO avec un praticien parisien en 2009, et j'avais été impressionné par l'intérêt et la pertinence de cette approche.. sans toutefois la mettre sur un piédestale.. mais assurément, l'approche quantique fait partie intégrante de la médecine du future.

 

En France nous avons notre évènement de thérapies quantiques : le Congrès Thérapie Quantique, organisée par la naturopathe Marion Kaplan, qui s'est tenu cette année les 19 et 20 novembre 2011. Sont intervenus : le Dr Albert-Claude Quemoun, Pr Emmanuel Ransford, Pr Rupert Sheldrake, Thierry Souccar, Dr Olivier Soulier, Dr Thierry Lebrun, Dr Christian Agrapart, Dominique Lussan, Dr Nadine Schuster, Dr Bruno Donatini, Dr Bernard Vial, et d'autres intervenants comme mon ami Jean-Philippe Brébion.

Le réalisateur Jean-Yves Bilien a filmé tout l'évènement et produira des dvd et des cd.


Par Christophe ETIENNE - Publié dans : Clés de santé - Communauté : Infos Santé
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Jeudi 17 novembre 2011 4 17 /11 /Nov /2011 01:48

Merci à Marie Grosman et à Roger Lenglet pour leur travail de fourmis de collecteurs d'infos et de leur chronologie sur le prochain scandal sanitaire français : les intoxications aux métaux lourds. Ils nous expliquent que de hauts responsables ministériels sont bien au courant de la situation depuis de nombreuses années ! Vous me direz, on a les politiques qu'on mérite ? peut être.. mais en matière de connaissances pointues comme celles issues de la toxicologie, tout le monde n'y a pas accès et après tout une intoxication au compte ça passe finalement à peu près inaperçu.. sauf qu'il y a une phénomène accumulatif entre générations, et que métaux lourds + pesticides + conservateurs + résidus de médicaments + perturbateurs endocriniens + qui sait quoi d'autre (les ondes électromagnétiques au hasard) ça commence à faire beaucoup !!

et surtout ça commence à se voir ! avec un siècle d'omniprésence de la médecine moderne, on assiste à une explosion de maladies émergentes (neurologiques et dégénératives, auto-immunes, allergies, orphelines, etc..) et pour la première fois les épidémiologistes nous expliquent que la moyenne de vie est en train de reculer dans les pays occidentaux. Près de 40% des européens souffrent de problèmes ou maladies neurologiques : les chiffres du Collège européen de neuropsychopharmacologie publiés en septembre 2011 sont effarants et, pourtant, ils sont passés presque inaperçus.


On n'a en effet jamais étudié ce qu'on appelle "l'effet cocktail" explicite clairement Marie-Monique Robin dans Notre poison quotidien : Notre poison quotidien : les effet sur la santé de chaque pesticide en particulier est étudié, mais jamais l'effet de la consommation de plusieurs pesticides et encore moins d'une multitude, comme c'est si souvent le cas dans l'alimentation urbaine (plats industriels)...  Rappelons simplement que 140 000 tonnes de pesticides sont utilisés chaque année en Europe, dont 80 000 tonnes en France, c'est à dire plus de la moitié ! Mentionnons également le film de Jean-Paul JAUD Nos enfants nous accuseront est une merveille pour alerter les gens autour de nous ; cf l'intervention télévisée : Revu et corrigé.

Pour être complet mentionnons l'excellent film documentaire de Coline Serreau : Solutions locales pour un désordre global

 

Alors cette situation fait les choux gras des vendeurs de médicaments et de compléments alimentaires !? et bien oui ! et plutôt de compléments alimentaires car comme les gens commencent à s'intéresser sérieusement aux solutions naturelles pour aller mieux, antioxydants en tête, les suppléments de toute sorte ont de beaux jours devant eux...


Et en effet nous avons davantage besoin d'antioxydants pour "fonctionner normalement" que nos grand-parents ! A moins que vous ayez compris que le mot d'ordre de nombreux naturopathes n'est pas un vain mot : la détoxication. D'ailleurs toutes les médecines du monde en dehors de la médecine moderne conventionnelle s'intéressent de près à la détoxication : chinoise, ayurvédique, africaine, amazonienne, naturopathique, toutes ont leurs pratiques de détox !


 Se détoxiquer : il y a avant tout la pratique du jeûne, celle  des jus de légumes, très populaire parmis les naturopathes.. d'ailleurs un jeûne accompagné uniquement de jus de légumes est plus efficace qu'un jeûne strict, moins dangereux et moins difficile !

pour aider le corps à mieux fonctionner il y a certains compléments incontournables.. comme les  poudres de jus d'herbe, les micro-algues comme l'algue Klamath qui semble bien utile dans de nombreux cas, le silicium organique naturel comme la silice de prêle (notamment dans le cas de l'intoxication à l'aluminium), les cures de Hulda Clark et Xantis (hygiène intestinale), les complexes d'oligo-éléments (eau bio-colloïdale, catalyons) ou encore les enzymes obtenus par fermentation en cascade (Régulat). Je rappelle l'importance de l'approche individualisée, consulter si besoin un médecin naturothérapeute ou un naturopathe mais rien ne remplace ses propres expériences.  

 

Les poudres de jus d'herbe ont notamment l'avantage de contribuer à rétablir l'équilibre acido-basiques grâce à un apport important en potassium. Les complexes d'oligo-éléments (comme l'eau bio-colloïdale par exemple) sont utiles quand à eux pour refaire partir le métabolisme cellulaire malgré une dégradation de la capacité enzymatique.

 

Cependant avec les intoxications modernes, c'est une autre paire de manche. On ne se débarrasse pas comme ça des métaux lourds ! D'ailleurs on ne se débarrasse pas facilement du tout des métaux lourds. Il s'agit d'un long parcours, à commencer par celui de se diagnostiquer, puis de se détoxiner avec des produits plus ou moins anodins, parcours racontés dans divers ouvrages (cf mes autres articles sur le sujet).

 

Se protéger des troubles neurologiques c'est aussi apprendre à éviter les ingrédients qui perturbent notre métabolisme comme le gluten, la caséine ou encore l'aspartame. Dans le cas du gluten il a été montré (cf l'association Stélior en Suisse) comment les blés modernes ont subis des mutations depuis une cinquantaine d'années et comment ils peuvent dégrader l'intégrité de la paroi intestinale (notamment chez les personnes souffrant de métaux lourds) et créer des molécules neurotoxiques qui passent dans notre organisme. Pour plus de renseignements sur la maladie coeliaque : Association Française Des Intolérants Au Gluten Afdiag.

 

Menace sur nos neurones, Alzheimer, Parkinson... et ceux qui en profitent (Ed. Actes Sud), en revanche, n'est pas un ouvrage qui relate un parcours pour se détoxiquer. Il s'agit d'un constat journalistique remarquablement bien fait et documenté.. une vrai bombe en réalité, et de nombreux journalistes devraient être enfin alertés grâce à ce livre. D'ailleurs en 2010 une journaliste travaillant pour FR3 m'avait joint car elle cherchait les coordonnées du professeur Picot, très pionnier en cette matière. Je ne sais ou en est la réalisation de son reportage..

 

Quelques extraits du livre :

 

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« N’affolez pas la population. Surtout ne créez pas de panique, ce serait encore plus catastrophique ! Nous sommes parfaitement conscients du problème, mais vous ne pouvez pas nous demander de tout résoudre en claquant des doigts. Nous commençons à mettre en place un plan de prévention, il nous faut un peu de temps… » Ces paroles qu’un responsable de la prévention des pollutions et des risques, au Ministère de l’Écologie, nous adressait avec un regard suppliant résonnent encore à nos oreilles. Entouré de jeunes femmes tout aussi soucieuses de nous convaincre, l’homme nous assurait que le gouvernement agissait discrètement mais efficacement auprès des industriels pour supprimer un polluant dont le rôle de cofacteur dans la multiplication des victimes de maladies neurodégénératives de type Alzheimer ne faisait plus guère de doute. Il paraissait sincère. Nous avions envie de le croire, encore que le retard pris par les décideurs politiques nous troublait.


C’était en 1999. Depuis, rien n’a changé, mais ce grand administrateur de l’État a poursuivi brillamment sa carrière à la tête d’administrations sensibles. Après avoir dirigé un grand service de protection contre les risques nucléaires, puis la prévention des risques chimiques, ses promotions l’ont fait accéder à de plus hautes fonctions dans un autre ministère, celui de la Santé. Comme la plupart des hauts fonctionnaires de son rang, il a résisté à tous les changements de gouvernement et reçu tous les honneurs. A-t-il vraiment cru à ce qu’il nous affirmait en nous assurant que les services chargés de protéger la population allaient remédier au « problème » ?

Le problème portait un nom précis : hydroxyde d’aluminium. On le trouve encore aujourd’hui dans l’eau qui coule d’innombrables robinets. Comme nous allons le voir, ce neurotoxique est l’un de ceux qui font le plus de dégâts parmi nos neurones. Il intervient dans de nombreux troubles cérébraux, mais il est toujours largement présent dans l’eau que nous buvons. Alors que les preuves scientifiques s’accumulent pour confirmer son rôle dans la pandémie de maladies neurologiques qui nous frappe, les autorités restent sourdes, comme si elles redoutaient par-dessus tout les conséquences qu’entraînerait la reconnaissance officielle de ses effets délétères…

L’aluminium n’est pas seul à agresser nos cerveaux. Beaucoup d’autres substances participent au cocktail funeste. La variété de ces toxiques ne cesse de s’étendre mais comme leurs ancêtres, le mercure et le plomb, connus depuis l’Antiquité pour leurs effets dévastateurs sur nos facultés mentales, ils envahissent notre environnement quotidien et sont entrés jusque dans nos armoires à pharmacie. Même les embryons y sont exposés dans le ventre maternel avant que leur système nerveux ait pris forme. La diversité de leurs effets dépasse largement la maladie d’Alzheimer, elle couvre des dizaines d’affections neurologiques dévastatrices face auxquelles nos dirigeants font preuve d’une immense hypocrisie.

La situation ne permet plus d’ajourner les questions, y compris les plus gênantes sur le plan politique et économique. Quelle est la véritable ampleur des maladies qui assiègent nos cerveaux ? Comment en sommes-nous arrivés là ? Quelles sont les causes réelles de ces pathologies et leurs mécanismes d’action ? Comment les neutraliser ?

Nous y répondons avec cette enquête, fruit d’un travail opiniâtre de 15 ans. Elle nous a menés dans les coulisses de l’expertise, de la recherche et des décisions gouvernementales, mais aussi auprès des malades et de leurs associations. Le public saura désormais pourquoi les responsables politiques préfèrent négliger les causes de l’hécatombe, mettre les moyens publics au service de l’industrie pharmaceutique et favoriser le développement des structures privées de prise en charge des malades.

Quel est l’avenir d’une société où l’on se fait ronger le cerveau ? Alors que les dirigeants laissent le mal empirer et abandonnent le dossier aux affairistes qui transforment la situation en un vaste marché, l’indignation et la mobilisation tardent, faute de disposer d’informations fiables. Ce livre veut y remédier. Il montre que les solutions concrètes existent pour stopper cette pandémie et qu’elles seraient infiniment moins coûteuses humainement et économiquement que de tout miser sur des soins curatifs qui, par définition, ne s’attaquent pas aux causes. Nous montrons aussi comment chacun, dans sa vie de tous les jours, peut réduire ses risques individuels.

(...)

Une recherche affairiste

Il n’est pas interdit non plus de s’interroger sur l’instrumentalisation de la recherche publique dorénavant permise aux industriels et sur la destination finale de l’argent de la collectivité alloué aux projets. On peut se demander si tout cela ne favorisera pas l’affairisme plutôt que la protection de la santé publique. Concernant la maladie d’Alzheimer, aucun responsable politique n’ose poser la question de l’opportunité réelle d’investir des milliards d’euros dans un domaine pharmaceutique qui ne fait que maintenir l’attrait des spéculateurs pour des firmes alors que l’espoir de concevoir un médicament sérieux est mis en doute par de nombreux spécialistes. Ces milliards ne pourraient-ils pas être utilisés pour une prévention qui, actuellement, reste quasi inexistante ou pour mettre en place des actions contre les causes les plus facilement évitables ? Il est frappant que, dans son discours à l’adresse des chercheurs et des dirigeants d’entreprise réunis sur le problème des maladies neurologiques, Nicolas Sarkozy n’ait pas prononcé une seule fois le mot prévention. Mais qui aurait pu avoir envie de l’éclairer sur le sujet parmi ses conseillers ? Il n’est même pas sûr qu’un seul ait eu la culture toxicologique et épidémiologique pour le faire.

En 2010, le président de la République recevait à nouveau les dirigeants des laboratoires pharmaceutiques lors des 2e rencontres internationales de la recherche biomédicale. Nicolas Sarkozy les accueillait avec chaleur : « Je suis très heureux de vous retrouver, un an ― jour pour jour ― après notre dernière rencontre. J’ai tenu à recevoir, ensemble, les patrons de la Recherche et du Développement des Laboratoires Internationaux de Recherche Pharmaceutique, et ceux du LEEM qui regroupe les entreprises du secteur pharmaceutique opérant en France. Nous étions convenus, vous vous en souvenez, de faire le point au bout d’un an. Vous, pour me dire ce que vous aviez fait. Moi, pour vous dire où nous en sommes. Pour vous convaincre que la France change. Et pour vous inviter à porter sur cette France un regard nouveau. La recherche en santé est la première priorité de notre recherche. Les industries de santé sont un axe majeur de la compétitivité de la France. La France est le premier producteur de médicaments de l’Union Européenne. L’industrie pharmaceutique se situe au second rang des dépenses intérieures de R&D des entreprises de notre pays. L’an passé, c’était pour parler des maladies du système nerveux, que nous étions réunis. Cette réunion a été, je le sais, un succès. Sept partenariats sont en cours d’élaboration. Un accord de coopération scientifique ambitieux entre l’Alliance des sciences de la vie et de la santé et Sanofi-Aventis a été signé. Douze essais ont été lancés dont un essai clinique de dimension internationale mené par Roche et dirigé par le Professeur Bruno Dubois. Deux autres contrats, également signés par Roche, concernent le diagnostic précoce de la maladie d’Alzheimer… » À nouveau, le mot prévention était oublié.

L’industrie pharmaceutique vit donc des jours heureux. Ses gros actionnaires et ses dirigeants (qui sont souvent les mêmes) se frottent les mains à proportion du volume de médicaments vendus et tout particulièrement de l’optimisation des courbes de vente des traitements lourds pour les prochaines années, c’est-à-dire du nombre de malades en affection longue durée. Cela ne signifie pas, bien entendu, qu’ils rêvent de voir s’accroître encore le nombre de victimes, ce qui serait d’un cynisme difficilement imaginable. Nul ne peut douter de leur affliction en voyant l’explosion des maladies cérébrales, malgré l’enrichissement miraculeux qu’elle génère. Pour autant, il ne leur vient pas à l’idée de menacer leurs bénéfices en évoquant les causes évitables de la maladie pour que le gouvernement agisse à la source. Ce n’est pas de l’industrie pharmaceutique qu’il faut attendre cette démarche qui ferait disparaître ses clients, pas plus d’ailleurs que de la recherche qu’elle finance, quand bien même ses collaborateurs sont de plus en souvent des équipes de chercheurs appartenant à la sphère publique financée par l’Etat. Il en va de même des chaînes de maisons de retraite médicalisées et de l’ensemble de la filière qui prospère sur ce type de maladies. C’est aux décideurs politiques et administratifs d’imposer un programme de prévention qui, de fait, réduira le cortège des malades, même s’il doit faire baisser les quantités de médicaments vendus et déprimer les investisseurs qui ont choisi de placer leurs fonds dans les groupes proposant des assurances santé et des structures de prise en charge, tels que Médéric, Orpea, Korian, DVD (Domus Vi et Dolcéa), Colisée Patrimoine Group, ACPPA…

Or, nos décideurs politiques ne semblent pas du tout prêts à développer cette démarche. Tout au contraire, on les voit soutenir les investissements privés et imposer une orientation des missions de services publics vers le secteur privé dans tous les secteurs de la recherche et du soin, favorisant le processus actuel se greffant sur la pandémie au lieu de l’enrayer. Certes, il est important d’accompagner médicalement les malades, mais il est tout aussi urgent d’éviter leur multiplication.

Ainsi, les conseillers en santé les plus proches du gouvernement sont de farouches partisans de la recherche génétique qui permet de multiplier les brevets, autrement dit de susciter la commercialisation de médicaments ou de biotechnologies lucratives. Nicolas Sarkozy lui-même a choisi comme principal conseiller un généticien dont l’équipe de recherche possède moult brevets, Arnold Munnich. Ce fervent défenseur de la privatisation de la recherche, malgré ses innombrables diplômes et distinctions, semble négliger les montagnes d’études mettant en valeur le rôle des facteurs environnementaux et l’intérêt de promouvoir au plus vite les axes de cette recherche. Les politiques attendent-ils que les entreprises aient trouvé comment transformer la prévention en argent pour enfin la soutenir ?

D’ailleurs, non contents de faire de l’argent avec des maladies du cerveau qu’ils ne guérissent pas, les laboratoires s’efforcent d’étendre la consommation de médicaments neuropsychiatriques à l’ensemble de la population. Comme nous l’avons vu, le disease mongering « pathologise » des troubles naturels bénins et des problèmes sociaux. Une autre voie de cette médicalisation consiste à faire croire à un maximum de personnes que la population qui se croit mentalement indemne souffre à son insu des prémisses de maladies graves ou qu’elle est condamnée à en souffrir un jour. L’exemple de la « maladie bipolaire » mérite à cet égard un commentaire incisif. Nous avons assisté, dans des hôpitaux psychiatriques, à Paris et en province, à des conférences animées par des internes devant des salles combles où les médecins hospitaliers affirmaient systématiquement qu’une « immense partie de la population souffre de maladie bipolaire sans le savoir » et qu’il était « criminel de ne pas leur prescrire de médicaments pour prévenir l’aggravation de leur état ». On pouvait aussi les entendre soutenir avec le même aplomb que « la créativité et la maladie bipolaire ont des liens proches », que « les artistes les plus célèbres et les grands hommes sont en général des malades bipolaires traversant de façon tout à fait typique des états excessifs de tristesse alternant avec de grands moments de joie ou d’exaltation… » Et de citer tous les grands noms de l’histoire de la musique, de la peinture et de la littérature, sans oublier les grands chefs militaires et politiques, les PDG célèbres… Le premier effet de cette fresque édifiante était, pour les personnes réunies (les patients, leurs proches et les curieux), d’y trouver le signe qu’ils appartenaient sans doute à leur façon à la cohorte des génies.

Sur quelles bases, ces médecins psychiatres s’appuyaient-ils pour convaincre leur auditoire ? La classification de la maladie dans le DSM-V, l’ouvrage de référence de la majorité des psychiatres, et des photocopies de textes rédigés par des firmes pharmaceutiques pour promotionner leurs médicaments…

Si les maladies du cerveau enrichissent ceux qui en ont fait un marché, elles représentent en revanche une tragédie pour les malades et leurs proches, auquel s’ajoute le coût ruineux pour la collectivité. Ce poids budgétaire ne dérange pas les multinationales de l’assurance, bien au contraire : ils voient dans l’assurance maladie obligatoire un concurrent qui s’il disparaissait ou s’ouvrait au privé leur permettrait de décupler leurs bénéfices. Les employeurs en général y voient une charge dont ils aimeraient pouvoir se passer. Plus le déficit s’aggrave, plus il devient un argument pour remettre en question le système solidaire de la sécurité sociale.

En France, le paradoxe est que les firmes vendant les médicaments anti-Alzheimer profitent de la solvabilité assurée par la sécurité sociale (entre 260 millions et 400 millions d’euros) tout en contribuant à la mettre en péril. En Europe, le coût total de la maladie d’Alzheimer (et syndromes apparentés) était de 160,3 milliards d’euros en 2008. Il se situe maintenant entre 160 et 200 milliards d’euros (soit près de 1,5% du produit intérieur brut l’UE), dont 45% en coût direct 55% en coûts indirects. Le coût annuel moyen par personne atteinte de la maladie d’Alzheimer est de l’ordre de 22 194 €, dont 9 925 € en coûts directs et 12 270 € en coûts indirects.

À l’échelle européenne, le coût global de la prise en charge des maladies du cerveau est de l’ordre de 390 milliards d’euros par an, dont 55 milliards d’euros pour la seule maladie d’Alzheimer. Pour la collectivité, s’y ajoutent les frais non calculés qui sont liés aux effets secondaires (problèmes psychiques et hépatiques) et le remboursement des soins hors médicaments : consultations, soins à domicile, maisons de retraite médicalisées…La dépense n’est pas seulement scandaleuse, elle est criminelle car elle prive les autres priorités de santé publique de l’argent qui permettrait de sauver des vies.

Surtout n’allez pas décevoir les investisseurs en leur annonçant que les causes de la maladie sont identifiées et que les citoyens parviendront peut-être à convaincre les politiques de s’attaquer sérieusement à ces cofacteurs. D’ailleurs, ils ne voudront pas vous croire. Cette perspective ne fait pas partie de leurs plans, et l’engouement général qui s’est emparé du secteur interdit de songer à un tel cauchemar. La remarque ferait l’effet d’une parole déplacée et, au mieux, d’une pichenette ironique, comme nous l’avons souvent entendu dans les congrès très consensuels, y compris à bord du Train Alzheimer où nous avons troublé la fête. Personne n’a envie d’entendre parler de prévention, et encore moins des véritables causes. Pour protéger ce tabou, le mot d’ordre le plus souvent répété est : « La maladie d’Alzheimer n’a pas de causes connues hormis le vieillissement de la population. ». Quant aux espoirs de guérison, ils sont entièrement placés dans le génie génétique et les médicaments…

Cette concorde générale autour de la puissante logique spéculative des multinationales du soin n’a pas la vertu de répondre aux besoins de traitement des malades et encore moins à la nécessité de la prévention. Enregistrer des dividendes fabuleux sur le marché de ces maladies ne se traduit pas par une amélioration de l’état de la population. Bien au contraire, engouffrant l’argent public de la recherche, du soin et de l’accompagnement, tous ceux qui s’enrichissent avec ce « secteur formidablement porteur » ne font qu’enliser notre société face au fléau. Pire : en accentuant la marchandisation des maladies du cerveau et en siphonnant le budget national, ils anémient encore plus la prévention qui pourrait faire reculer le commerce des produits délétères.

Il serait bien sûr injuste d’attribuer aux seules impulsions de Nicolas Sarkozy le piège dans lequel notre société est tombée. Les orientations ont été prises depuis longtemps, même si ce dernier se vante d’avoir amplifié et accéléré le mouvement. Ses relations étroites avec les dirigeants des grands groupes privés intervenant dans le secteur de la santé et sa sympathie pour les thèses généticiennes outrancières attribuant plus volontiers les problèmes aux gènes qu’au parcours de vie ne l’aident sans doute pas à regarder la richesse des études scientifiques. Certains observateurs en santé considèrent même qu’il ne jouit pas de la liberté de jugement critique qui devrait être la sienne. Eléna Pasca, fondatrice de Pharmacritique, un site internet qui a acquis une réputation internationale pour la qualité de ses analyses, considère qu’il n’est pas le mieux placé pour définir une bonne politique de santé publique :

« Lui-même ancien avocat d’affaires de Jacques Servier, il a décoré ce dernier de la grande croix de la Légion d’honneur en juillet 2009. Dans le discours qu’il a prononcé à cette occasion, tout à la gloire de ce modèle à suivre par toute entreprise française, il a rappelé qu’il considérait que la législation était trop contraignante pour les affaires et l’administration trop tatillonne avec les fleurons de l’industrie pharmaceutique française, dont les médicaments seraient tellement contrôlés que c’en était dissuasif pour la bonne marche de l’économie… Le Médiator, trop contrôlé ? Les Américains n’en ont pas voulu, ils n’ont pas non plus homologué l’Acomplia de Sanofi, qui a dû être retiré, et bien d’autres spécificités de la florissante industrie pharmaceutique française. Non seulement le droit des affaires n’a rien de contraignant, mais, à l’inverse d’autres pays, la France manque cruellement de lois permettant de dissuader comme de réprimer les abus des industriels, les produits défectueux, les manquements à la loi sur la publicité, etc. Les Etats-Unis ont (entre autres) le False Claims Act et même la loi RICO, édictée pour lutter contre la mafia, pour punir les abus de l’industrie pharmaceutique ; il existe aussi une législation permettant de protéger les lanceurs d’alerte. Rien de tel en France. Nous avons… des chartes de bonne conduite, volontaires et non contraignantes. Autrement dit, tout comme les médecins, les firmes s’autorégulent. Et on est priés de les croire sur parole… C’est un signe patent de faillite des puissances publiques, qui sont la seule instance régulatrice légitime. »

L’orientation de la recherche sur les maladies neurologiques est la même que celle sur le cancer, comme nous le signale la spécialiste des risques industriels Annie Thébaud-Mony, directrice de recherche honoraire à l’Inserm : « Tout est orienté sur la thérapeutique et la génétique, qui alimentent les laboratoires, ainsi que sur l’imagerie médicale jamais sur la prévention. On contraint les chercheurs à s’enfermer sur la recherche des prédispositions génétiques, pendant ce temps-là l’exposition aux cancérogènes est complètement ignorée. Elle dérange, les décideurs ne veulent pas qu’on s’y intéresse. »

Par Christophe ETIENNE - Publié dans : Clés de santé - Communauté : Infos Santé
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Samedi 12 novembre 2011 6 12 /11 /Nov /2011 18:30

Les méfaits des métaux lourds et du mercure en particulier n’arrêtent plus de faire couler de l’encre ! de l’encre d’ailleurs capable de faire sauter une chape de plomb : celle des informations fiables sur les plombages, terme populaire pour désigner les amalgames dentaires. Malheureusement les pouvoirs publics français ne sont pas encore décidés à interdire le mercure utilisé dans les soins dentaires comme c’est déjà le cas en Suède, Norvège ou Danemark. Peut-être considère-t- on ces pays comme mal informés ou alors peut-être même comme sous-développés qui sait ? je crois surtout que les pouvoirs publics français attendent comme d’habitude que les journalistes d’investigations dénoncent le scandale dans les grands médias ! en effet à en croire la suite des « scandales » successifs qui secouent la grande presse nationale, on se demande finalement si ce n’est pas eux qui gouvernent la France !?

Je me souviens d’un reportage très bien réalisé en 2010 sur la qualité de l'eau courante, ainsi que la réalité du sort de certains déchets nucléaires en France, qui ne sont pas retraités comme ils devraient et contaminent des lieux publics dans le Limousin par exemple : les journalistes à la fin du reportage, interviewent Jean-Louis Borloo, alors ministre de l’écologie et celui-ci semble informé pour la première fois sur ce sujet par les journalistes ! bien-sûr il leur promet de réagir et de prendre les décisions qui s’imposent.. Du poison dans l'eau du robinet

depuis je ne sais à quel point le problème a été pris à bras le corps mais ça montre bien comment fonctionnent de nombreux fonctionnaires dans notre beau pays des droits de l’homme, apparemment très perméables à l’influence de divers lobbies  industriels, au mépris de l’éthique humaine et finalement de la santé de leurs propres petits-enfants..


De même, le mercure dentaire ou encore l’aluminium qui coule dans l'eau du robinet, malgré le fait que leur méfait a été mainte fois démontré, sont des "matériaux encore utilisés par certaines professions alors que les responsables sanitaires sont bien au courant" (!) expliquent Marie Grosman et Roger Lenglet dans leur dernier ouvrage (sorti en octobre 2011) « Menace sur nos neurones » : cf cet article

Ces responsables ne font rien, en tout cas ils ne se battent pas pour prendre des décisions courageuses, et se cachent probablement derrière les apparents conflits d’experts, faisant croire qu’ils ne savent pas que des conflits d’intérêt pourrissent la fiabilité des informations scientifiques transmises aux agences ministérielles.


Heureusement que nous avons de bons journalistes d’investigation et heureusement que maintenant il y a des blogueurs d’investigation et des « citoyens journalistes » ! Sylvie Renault en fait partie et on ne peut que saluer son livre-témoignage des « symptômes du mercure » dont elle souffrait et comment elle s’en est sortie : Si ça se peut : http://unlivreouvert.free.fr/Un_livre_ouvert/Presentation.html , autoédité, dont le titre est une réponse aux réactions si souvent entendus de la part des personnels médicaux.shapeimage_3.png

Dans son ouvrage, Sylvie Renault décrit ses symptômes et explique comment elle a décelé son intoxication et a fait le lien entre elle et ses symptômes. Elle décrit en seconde partie les méthodes de soin qui lui ont été proposées et qui lui ont sauvé la vie alors qu’elle était aux portes de la mort, après vingt six ans d’une maladie inexpliquée.

Avec Christian Bee (Mon retour à la vie, le long cheminement de la détoxification des métaux lourds), c’est la deuxième personne à éditer un témoignage sur ce sujet en quelques mois !

Par Christophe ETIENNE - Publié dans : Clés de santé - Communauté : Infos Santé
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Samedi 5 novembre 2011 6 05 /11 /Nov /2011 10:29

L'algue Klamath on en entend parler de plus en plus et il a rarement été observé autant de retours positifs de la part de consommateurs..

 

Il faut dire qu'il s'agit d'un des aliments les plus complet de la planète, dixit le livre d'Anne-Marie Pietri (Ed. Lanore), une kinésithérapeute installée en Corse qui s'est passionnée pour cette micro-algue poussant à sauvage qui nous vient de l'Oregon et nous livre les résultats de ses recherches.  klamath-lake.jpg

Les propriétés exceptionnelles de l'algue Klamath, s'explique peut-être déjà par le lieu où elle croît : le lac « Upper Klamath » est un grand lac du sud de l’Oregon, situé dans une région volcanique à la jonction de 3 plaques tectoniques, dans le creuset d’un ancien glacier, à une altitude de 1400 mètres.

Il est entre autre situé juste au nord du mont Shasta, un volcan qui culmine à 4317 m d'altitude (que l'on aperçoit sur la plupart des photos), bien connu des milieux ésotériques et alternatifs (il serait un haut lieux d'énergies "cosmo-telluriques").

 

Situé dans un immense parc naturel, il est  protégé de toute pollution industrielle. Le fond du lac est formé d’une couche sédimentaire de plus de 10 mètres qui s’est formée au fil des millénaires, extrêmement riche en minéraux. Ce sont ces minéraux qui seraient responsables de la forte croissance, en surface, de l’algue bleue, ou Aphanizomenon flos-aquae (AFA) selon sa terminologie scientifique.

 

Depuis mon article écrit en 2008, clesdesante.com a été très consulté sur l'algue Klamath certifiée bio, et il est indéniable que c'est un produit assez hors du commun, et je dois dire que rare sont produits pour lesquels on a autant de retours si positifs et parfois même enthousiasmants.. Tant mieux ! cela signifie que la "terre mère" comme on dit pourvoie aux maux et dysfonctionnements des êtres humains et que de vrais trésors se cachent encore un peu partout..

Par contre, malheureusement l'influence climatique atteint même des plantes d'une telle valeur : la récolte 2011 a été très maigre et les récolteurs annoncent une pénurie de produit pour les mois à venir (à partir de début 2012). Si vous souhaitez en obtenir, il faudra donc se dépêcher. La prochaine récolte sera dès la fin du printemps prochain.

 

Voyons maintenant in extenso l'étude italienne d'un extrait d'AFA, je crois que la culture scientifique des internautes s'est considérablement améliorée. Alors à votre tour un peu de décripter le langage des spécialistes..

 

 

Etude italienne sur plusieurs propriétés de l'algue Klamath et plus particulièrement dans le domaine neurologique. 

Dr. S. Scoglio

 

 

1. Résumé


La Klamath (Aphanizomenon flos-aquae [AFA] Ralfs ex Born. & Flah. Var. flos aquae), microalgue unicellulaire d'eau douce du lac Klamath (Etats-Unis), a un profil nutritionnel très complet et à haute biodisponibilité : 20 acides aminés, plus de 60 minéraux et oligoéléments identifiés, 14 vitamines, 15 caroténoïdes, de la chlorophylle, des β–carotènes, AG omégas 3 et 6, polyphénols, ainsi que des molécules spécifiques algales telles que mycosporine-like aminoacids (MAAs) [mycosporines algales], AFA–phycocyanines (AFA–PCs), β–phényléthylamine (PEA). Les recherches menées par le Centre de recherches nutrithérapiques (Urbino, Italie) en collaboration avec l'université d'Urbino ont permis la mise au point d’un extrait spécifique breveté, ayant une importante action neuromodulatrice et neuroprotectrice. L'intérêt de cet extrait, obtenu par une méthode d'extraction mécanique sans solvant chimique (ultrafiltration), repose sur la synergie d'action de la PEA (β–PEA) avec d'autres molécules microalgales, notamment les AFA–phycocianines, les AFA–phytochrome et les MAAs, qui favorisent son action au niveau cérébral en agissant comme inhibiteurs sélectifs de la MAO-B. Cet extrait spécifique contient, donc, un complexe synergique de molécules qui apporte un effet bénéfique sur le mental, contribuant à combattre le vieillissement des fonctions neuronales.


2. Description botanique


Le nom scientifique de la microalgue Klamath est Aphanizomenon flos-aquae (AFA) Ralfs ex Born. & Flah. Var. flos aquae. Cette algue unicellulaire d'eau douce du lac Klamath est une petite cyanobactérie du phylum des cyanophytes, de la classe des Myxophycées, de l'ordre des Nostocales, de la famille des Nostocaceae, du genre Aphanizomenon et de l'espèce flos aquae, vivant en colonies filamenteuses.

Elle se concentre à la surface de l'eau pour former les efflorescences algales, ou blooms. Son apparence bleu-vert provient de l'association de la chlorophylle avec d'autres pigments, dont les phycocyanines.


3. Habitat


Le lac Klamath est une grande étendue d'eau (325 km2) d'altitude, situé dans l'Oregon (États-Unis) et alimenté exclusivement par l'eau de source provenant des volcans environnants. La situation privilégiée du lac Klamath confère à ses eaux une grande richesse en minéraux volcaniques et en oxygène. Il bénéficie d'un ensoleillement intense, qui permet à l'algue de développer d'importantes propriétés photosynthétiques. Ses caractéristiques géographiques et géologiques en font un écosystème unique, faisant partie d'une zone naturelle protégée, propice au développement d'AFA.

En outre, les eaux du lac Klamath ont fait l'objet de nombreuses analyses effectuées par les agences gouvernementales locales depuis 1990 et se sont toujours avérées exemptes de pesticides, de métaux lourds et d'autres contaminants chimiques. Les analyses conduites sur les récoltes d'algues ont confirmé cette absence de polluants chimiques.


4. Récolte


La Klamath est récoltée directement dans le lac au moment de sa pleine « floraison », quand son profil nutritionnel et enzymatique est optimal, avec une méthode permettant de cueillir seulement les efflorescences ou blooms.


5. De l'usage traditionnel aux applications modernes


La découverte de cette algue est plutôt récente et l'on ne sait pas précisément comment les Amérindiens de la tribu Modoc, qui vivaient en Oregon, l'utilisaient. La connaissance en Occident de l'algue AFA du lac Klamath commence par sa découverte par un botaniste amateur, dans les années 1970. Au début des années 1980, elle a été commercialisée sous forme de complément alimentaire aux États-Unis. Suite aux témoignages étonnants de certains utilisateurs concernant des bénéfices sur des maladies graves, des recherches scientifiques ont été entreprises, notamment à l'université de l'Illinois aux États-Unis (1995). À partir de 2000, à l'université d'Urbino, en Italie, les nombreuses recherches menées ont conduit à la publication d'articles scientifiques et au dépôt de plusieurs brevets.


6. Richesse nutritionnelle de la microalgue


L'AFA a un profil nutritionnel très complet et à haute biodisponibilité. Une technologie spécifique a été mise au point pour préserver la composition naturelle de l'algue (RW Max®). Elle contient :

a) des acides aminés :

Tous les 20 acides aminés, dont dix essentiels dans une proportion identique à celle reconnue optimale pour le corps humain, donc assimilables (arginine : 41,20 mg/g, histidine : 10,50 mg/g, isoleucine : 25,20 mg/g, leucine : 41,20 mg/g, lysine : 25,60 mg/g, méthionine : 9,80 mg/g, phénylalanine : 18,90 mg/g, thréonine : 28,20 mg/g, valine : 24,70 mg/g). Parmi ces acides aminés, il y a les trois précurseurs de neurotransmetteurs : phénylalanine (18,90 mg/g), tryptophane (11,50 mg/g) et trypsine. Elle contient donc entre 60 et 70 % de protéines nobles.

b) des minéraux :

Le spectre complet des minéraux plus de 60 minéraux et oligoéléments identifiés, présents sous forme organique, donc assimilables, Elle est une des sources végétales les plus riches en calcium (6,6 mg/g), mais elle fournit également une quantité significative de fer (de 0,29 à 2 mg/g), de fluor (0,95 mg/g) et de vanadium (2-3 mcg/g) ;

c) des vitamines :

La gamme complète des vitamines (14), dont la vitamine E (280 mcg/g) et toutes les vitamines du groupe B, avec les vitamines B3 (4 000 mcg/g), B1 (250 mcg/g), B9 (40 mcg/g), B5 (1,55 mg/g) et, en particulier, une haute teneur en vitamine B12 sous forme assimilable (1 mg/g). Cette dernière est reconnue essentielle à la multiplication cellulaire. La biodisponibilité de la vitamine B12 issue de microalgues est encore un sujet controversé, mais une étude menée par l'équipe du Dr Scoglio en collaboration avec le Dr Luciana Baroni de l'Association végétarienne italienne, a montré que la vitamine B12 de la Klamath est beaucoup plus biodisponible que celle d'origine synthétique.

d) du β–carotène et des caroténoïdes :

Elle possède une forte teneur en β–carotène sous la forme cis et trans dans un rapport équilibré (300 mcg/g), ce qui permet sa bonne assimilation, De plus, la Klamath contient le spectre complet des 15 caroténoïdes, dont l'alpha et le gamma, mais aussi les principales xanthophylles, telles que la lutéine, la zéaxanthine, l'astaxanthine, la cantaxanthine et le lycopène. Les études ont démontré que seul ce spectre complet à l'état naturel présente l'action antioxydante la plus puissante par rapport au β–carotène de synthèse.

e) des antioxydants non caroténoïdes :

Parmi les autres substances antioxydantes, la Klamath contient une quantité importante de chlorophylle (1-1,5 %) ; des polyphénols, dont l'acide caféique ; des molécules spécifiques algales telles que les MAAs (mycosporine-like aminoacids) ou mycosporines algales ; et les AFA–phycocyanines (AFA–PCs).

f) des acides gras insaturés et polyinsaturés :

Elle est une des sources végétales les plus riches en omégas 3 (elle en fournit jusqu'à 15 mg/g, et en particulier l'acide n–3 α–linolénique, acide gras essentiel à de nombreuses fonctions métaboliques) et omégas 6 dans la proportion retenue optimale par les nutritionnistes (2:1). Ce qui explique, en partie, sa capacité à normaliser le métabolisme des graisses (cholestérol, triglycérides). Cette capacité est due aussi à la puissante action hypocholestérolémiante des AFA–PCs.

g) des pigments :

Nous avons déjà cité les phycocyanines, pigments bleu-vert, qui représentent environ les 10 % du poids sec de l'algue (10 mg/g) et qui, en plus d'une action antioxydante, ont des propriétés anti-inflammatoires très importantes, un effet neuroprotecteur et protecteur des membranes cellulaires, notamment celles du foie.

h) des polysaccharides et des peptides :

À forte action immunostimulante.

Cette microalgue bleu-vert contient aussi une bonne quantité de β–phényléthylamine (PEA) [2-3 mg/g], une amine endogène qui peut jouer un rôle de soutien de la neurotransmission, en particulier de la dopamine, comme on verra plus loin. Enfin, cette source naturelle et complète de nutriments et de molécules nutraceutiques est facilement assimilable par l'organisme (> 97 %), avec un fort effet synergique de son complexe d'actifs.


7. Toxicologie et contrôle de la matière première


Il existe, dans l'opinion publique, une certaine crainte quant à la toxicité des microalgues, car certaines souches produisent des toxines. Ce n'est pas le cas de la spiruline, de la chlorelle et de la Klamath. Toutefois, pour ces dernières, le contrôle du risque de contamination par des microalgues toxiques doit être assuré.

Pour ce qui concerne la Klamath, il est établi que la souche spécifique du lac Klamath non seulement n'est pas toxique, mais de plus elle est génétiquement incapable de produire des toxines. Donc, elle ne contient ni anatoxines, ni saxitoxines.

Le seul risque auquel la Klamath est exposée est celui de l’éventuelle contamination par Microcystis aeruginosa, une cyanobactérie colonisant fréquemment les peuplements d'autres espèces de cyanobactéries et produisant la microcystine, toxine potentiellement hépatotoxique. Toutefois, le risque de contamination par la microcystine concerne tous les types d'algues et même toutes les productions provenant du milieu aquatique, y compris la consommation d'eau potable et l'utilisation de l'eau courante. Ce risque doit donc être étroitement contrôlé avec toutes les microalgues, y compris la spiruline, cultivée en milieu artificiel, ou la chlorelle.

La Klamath est contrôlée régulièrement pour éviter un tel risque, et tous les lots de la microalgue vendus ont toujours une valeur de microcystine inférieure à la limite de sécurité fixée par l'OMS, qui est de 1 ppm (c'est-à-dire : 1 μg/l) de microcystine pour les suppléments nutritionnels à base d'algues (limite acceptée aussi en France).

Par ailleurs, il est important de mentionner une étude in vivo qui a confirmé la non-toxicité de la Klamath : des souris ont été supplémentées avec de la Klamath enrichie en microcystine (jusqu'à 333 µg/kg de poids corporel), le but étant de vérifier si la microcystine, à ces doses toxiques administrée en tant que molécules purifiées, étaient aussi toxiques dans le totum. Les résultats obtenus ont montré l'absence de toxicité de l'association Klamath-microcystine chez ces animaux, ce qui confirme l'hypothèse de la neutralisation de la toxicité de la microcystine par le complexe antioxydant endogène de la Klamath. Sur la base de ces résultats, par extrapolation, la dose journalière de microcystine présente dans la Klamath susceptible d'être tolérée par l'homme deviendrait 20 μg/j, ce qui augmente d'un facteur de 20 la marge de sécurité de la microalgue.


8. Extrait spécifique à action au niveau neuronal


a) traitement de l'algue :

La Klamath, une fois récoltée, subit une série de microfiltrations afin d'éliminer les éléments étrangers et d'éventuelles contaminations croisées par d'autres algues, avant d'être séchée. Elle est alors congelée par air pulsé puis séchée par la méthode RW Max®, un processus breveté qui optimise celui du système de Refractance-Window™ (fenêtres de réfraction), en respectant l'intégrité du profil nutritionnel de l'algue. Cette méthode de séchage par évaporation utilise l'énergie thermique de l'eau chaude (72°C pendant 35 mn) qui passe à travers une membrane sur laquelle est posée l'algue. L'utilisation de ce système à « fenêtres de réfraction » a été choisie parce qu' il permet de préserver la richesse nutritionnelle de l'algue, sans détruire les substances thermosensibles (vitamines, enzymes, omégas 3, etc.), et cela de deux à dix fois plus que les autres méthodes (lyophilisation, spray-drying).

b) méthode d'extraction :

Les recherches menées par le Centre de recherches nutrithérapiques (Urbino, Italie) en collaboration avec l'université d'Urbino ont permis la mise au point d’un extrait spécifique breveté, ayant une importante action neuromodulatrice et neuroprotectrice. Cet extrait, obtenu par une méthode d'extraction mécanique sans solvant chimique (ultrafiltration), se fonde sur la découverte de la part de l'équipe du Dr Scoglio, de la synergie d'action de la PEA (β–PEA), qui est concentrée dans l'extrait, avec d'autres molécules microalgales, notamment les AFA–phycocianines, les AFA phytochromes et les MAAs, qui favorisent son action au niveau cérébral en agissant comme inhibiteurs sélectifs de la MAO–B.

c) composition :

Cet extrait spécifique contient, notamment : PEA (β–PEA) : 15 mg/g ; AFA–PCs : 7,5 % ; MAAs : 2 % ; AFA–phytochrome :1 %.

d) rôles spécifiques des principales substances actives, études de leur action :

  • · PEA :

Cette amine agit comme neurotransmetteur endogène, capable de moduler les transmissions dopaminergiques, ce qui lui permet de soulager la dépression et les troubles de déficit d'attention tout en augmentant la capacité de concentration et en améliorant l'humeur. Elle contribue aussi à maintenir la libido et à contrôler l'impulsion boulimique. Elle est appelée la « molécule de l'amour » car, lorsqu'on est amoureux, nous la produisons en grande quantité, ce qui entraîne des effets semblables à ceux causés par certaines drogues.

Sabelli et al. ont prouvé l'existence d'une corrélation étroite entre l'absence de PEA et la dépression et ils ont également démontré que l'administration de PEA en même temps qu'un inhibiteur spécifique des MAO–B chez les patients déprimés produit une amélioration significative de leur condition. L'action de la PEA sur les mécanismes de la neurotransmission et sur l'équilibre des systèmes dopaminergiques et sérotoninergiques a des effets directs et importants sur l'anxiété et le stress. De nombreuses études ont mis en évidence la relation entre les troubles de l'attention, les dysfonctionnements dopaminergiques/mécanisme noradrénergique, et le déficit de PEA.

Une supplémentation de PEA seule serait toutefois inefficace, puisque cette molécule a besoin d'être protégée de l'action destructrice des enzymes MAO–B. Les recherches du Dr Scoglio et de ses collaborateurs ont prouvé que les molécules AFA–PCs, AFA–phytochrome et MAAs figurent parmi les inhibiteurs sélectifs des MAO-B les plus puissants, caractérisés par une action physiologique sans effets secondaires. L'extrait spécifique de Klamath, contenant ce complexe synergique de trois molécules, a montré une action inhibitrice des enzymes MAO–B égale à celle des médicaments (26,5 mg de l'extrait spécifique serait capable de générer in vitro l'inhibition de la MAO-B égale environ à six fois celle du médicament Déprényl®. Les trois molécules, en plus, ont une action antioxydante et neuroprotectrice significative.

  • · AFA–PCs :

Ces pigments photosynthétiques de couleur bleue isolés de la microalgue bleu-vert Klamath ont des propriétés antioxydantes/antiradicalaires, anti-inflammatoires et anti-douleurs dues à l'inhibition sélective de la COX–2 et des lipoxygénases. Selon des recherches menées par l'université d'Urbino et de Tuscia (Italie), l'AFA Klamath contient un type spécifique de ces pigments, appelés désormais AFA–PCs, biologiquement très actifs. Les phycocyanines (AFA–PCs) de l'extrait spécifique mesurées par la méthode spectrophotométrique sont présentes à la concentration moyenne de 70-80 mg/g. Ces molécules, dotées de l'action antioxydante la plus puissante parmi toutes les molécules naturelles testées à ce jour, ont récemment démontré avoir le taux ORAC le plus élevé (ORAC – oxygen radical absorbance capacity – valeur qui mesure la capacité de l'aliment à neutraliser le radical peroxyle). Elles ont montré avoir 70 % d'action antioxydante supplémentaire par rapport à la catéchine et la quercétine.

L'action antioxydante a été démontrée par une étude in vitro sur des érythrocytes humains. L'hémolyse oxydative, la peroxydation lipidique des érythrocytes et la déplétion du glutathion suite à l'oxydation ont été réduites de façon significative en présence d'un extrait de Klamath enrichi en AFA-PCs. Cette étude a montré que les AFA-PCs ont une action de 75 à 200 fois plus puissante que les phycocyanines extraites de l'algue spiruline et que, en particulier, elles agissent à des doses très faibles (nanomoléculaires) pour inhiber de 50 % la lipoperoxidation (LPO).

Or, il existe une corrélation directe et significative entre les niveaux de LPO, d'une part, et les troubles de l'humeur de l'autre. En effet, plusieurs études montrent que les sujets souffrant de dépression ont une baisse des défenses antioxydantes vis-à-vis de la peroxydation lipidique. Une étude menée sur 66 femmes ayant les symptômes de dépression a confirmé qu'ils sont en relation avec la LPO.

Une étude in vivo a montré, chez les sujets supplémentés avec un extrait, moyennement dosé en AFA-phycocianines, une réduction du taux de malonyldialdéhyde (MDA) [MDA, sous-produit de la LPO] dans le plasma de 36 %, après seulement un mois de traitement. Cette capacité de réduction de la LPO a été confirmée dans une autre étude récente, réalisée à l'hôpital de l'université de Modène sur des femmes ménopausées (66) qui, après deux mois de traitement avec l'extrait spécifique, ont montré une réduction moyenne de LPO d'environ 37 %.

Les AFA–PCs ont montré avoir une puissante action neuroprotectrice. Le cerveau, par son contenu élevé en lipides, est exposé aux dommages oxydatifs et neurodégénératifs. Des recherches, réalisées par l'équipe du Centre de recherches nutrithérapiques en collaboration avec l'université de Salamanque (Espagne), ont montré que dans des modèles d'oxydation différents des quantités à l'échelle nanomolaire de l'extrait spécifique ont pu réduire les dommages neuronaux jusqu'à 100 %, comme le montre le graphique suivant, où les dégâts causés par le glutamate sont réduits significativement par un nanomolaire seulement de l'extrait spécifique.

  • · MAAs :

Les MAAs ou mycosporines (porphyra et shinorine), également douées d’une importante action photoprotectrice, antioxydante, inhibitrice des MAO-B, sont présentes dans toutes les algues, mais la Klamath en est une des sources les plus riches.

  • · AFA-phytochrome :

L'AFA-phytochrome, molécule spécifique à la microalgue Klamath, a démontré, dans des études internes, pouvoir jouer un rôle antioxydant au moins aussi puissant que les AFA–PCs. Il a aussi montre être un des plus puissants inhibiteurs des MAO-B.

  • · autres molécules antioxydantes et neuroprotectrices :

Les acides phénoliques, comme l'acide caféique, les caroténoïdes et la chlorophylle contribuent aussi à l'action antioxydante et anti-inflammatoire du phytocomplexe. Dans le complexe des 15 caroténoïdes, il y a certains antioxydants (cantaxantine, astaxantine, lutéine, lycopène) qui ont une puissante action neuroprotectrice.

  • · vitamine B12 (cyanocobalamine) :

La vitamine B12 intervient dans synthèse des acides nucléiques. Elle est donc nécessaire à la croissance et à la division cellulaire. Facteur antianémique, elle contribue également à l'équilibre du système nerveux. Elle améliore la mémoire et la concentration.

La microalgue Klamath contient une telle quantité de vitamine B12 (4-6 mcg/g) que l'on estime à au moins 1 mcg/g la quantité réellement assimilable.

Elle joue un rôle important en cas de dépression et de troubles de l'humeur, soit directement, soit en s'opposant à la production d'homocystéine, un acide aminé toxique s'accumulant en cas de carences en B12 et responsable de nombreuses maladies cardiovasculaires et nerveuses.

Récemment, une étude sur des sujets végétaliens a démontré qu'un produit à base de Klamath est capable d'augmenter de manière significative le taux de B12 dans l'organisme et de réduire en même temps le taux d'homocystéine.

  • · fer :

Constituant naturel de l'hémoglobine, le fer participe entre autres au processus respiratoire vital. La supplémentation en fer d'origine organique est préférable, car celui-ci présente une meilleure digestibilité et biodisponibilité. La carence en fer a été reconnue comme liée à une altération de la neurotransmission, en particulier de celle de la dopamine. La Klamath est une bonne source de fer sous forme organique et donc â haute biodisponibilité.


9. Recherches menées sur l'extrait spécifique


Une récente étude clinique a montré que l'extrait spécifique réduit l'oxydation des structures neurologiques, la peroxydation lipidique (LPO), aide à lutter contre la dépression et l'anxiété et augmente de manière significative (jusqu'à plus de 40 %) le taux des principaux antioxydants endogènes (carotènes, rétinol, vitamine E). Cette étude menée sur des femmes ménopausées a montré aussi une réduction significative des symptômes liés à cette période, sans avoir une action stéroïdienne au niveau hormonal.

Au cours de cette étude, les effets de l'extrait spécifique ont été testés en double insu sur les symptômes plus spécifiquement psychologiques de la ménopause. Les résultats ont été évalués selon des échelles psychiatriques pour mesurer le niveau de dépression (troubles de l'humeur), d'anxiété el d'estime de soi. Les résultats obtenus ont été positifs et statistiquement significatifs par rapport aux trois paramètres évalués. Ces résultats sont d'autant plus intéressants et encourageants qu'à l'heure actuelle il n'existe pas de traitement global de l'anxiété et que la thérapeutique conventionnelle repose sur des médicaments à effets opposés. Deux autres études pas encore publiées ont confirmé ces données.

Une étude clinique menée sur des patients cancéreux en phase terminale ayant évidemment des troubles psychologiques liés à leur « état de santé », supplémentés avec l'extrait spécifique (2 comp./j pendant 60 jours), a montré une réduction statistiquement significative du niveau moyen de l'anxiété (– 45 %), de la fatigue (– 25 %) et de la dépression (– 45 %).

Dans une autre étude réalisée au sein du département de psychiatrie de l'hôpital San-Raffaele de Milan, des patients affectés par une dépression résistante à différents traitements avec des antidépresseurs ont reçu en plus de leur protocole thérapeutique une supplémentation à base de l'extrait spécifique. Les résultats ont confirmé les effets antilipoperoxydatifs (– 22 % de MDA après moins d'un mois) et une amélioration décisive de la dépression chez environ la moitié des patients.


10. Conclusion


La Klamath contient des molécules qui ont une action neuromodulatrice spécifique, telles que la PEA et les molécules synergiques, agissant comme inhibiteurs naturels sélectifs des MAO–B (MAAs, AFA–phytochrome). Ces molécules sont concentrées dans l'extrait spécifique. De même, les AFA–PCs, puissantes molécules antioxydantes et anti-inflammatoires, sont présentes dans l'extrait spécifique à une concentration suffisante pour justifier leurs effets inhibiteurs des MAO-B et neuroprotecteurs.

L'extrait spécifique de Klamath contient donc un complexe synergique de molécules qui apporte un effet bénéfique sur le mental, exerce une action neuroprotectrice et un effet anti-âge global sur l'organisme. Cet extrait spécifique de Klamath peut aider à combattre le vieillissement des fonctions neuronales, à réduire le stress, l'anxiété, la fatigue, à contrôler l'appétit, à favoriser l'activité intellectuelle et à améliorer l'humeur.


 

Liens : Centre de recherches en nutrithérpie à Urbino

et Joanny-consulting.com

 

Cette étude a été dirigé par le Dr Stefano Scoglio et conduite en collaboration avec l'Université d'Urbino.

Par Christophe ETIENNE - Publié dans : Clés de santé - Communauté : Infos Santé
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